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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv.T. 77

point de leur ruine. II avoit toutes les qualitez nécessaires pour réus-sir dans une si grande entreprise. Je ne fui si l’on doit mettre la dis M . 6simulation entre ses vertus, ou, ses défauts, puis qu’elle peut être Ea il/ U sf„ p sl’un & l’autre, selon l’usage qu’on en fut. Quoi qu’il en soit, il eut 460. 461. 496.pour maxime qu’un Prince qui ne sait pas dissimuler , rí est pas digne ^neafSylv.nkde regner. On l’accusà pourtant de s’être attiré bien des chagrins',pour n’avoir pas sû dissimuler en plusieurs occasions. II étoit vaillant .

8 c courageux, quoique malheureux dans les combats. Dans la Paix8 c dans la Guerre, il fit toujours paraître une grandeur d’ame vérita-blement digne d’un Empereur. S’il se montra quelquefois cruel en-vers ceux qui lui résiíloient, on lui rend ce témoignage qu’il usoitde là victoire avec beaucoup de clémence 8 c de générosité. Quand Le ° n - àr./Lon lui en faifoit des reproches, il répondrait, qu’en pardonnant à un 1ennemis il défaifoit /’ennemi if s'aqueroit un ami. Il joignoit à ces bel-les qualitez une grande libéralité, mais elle alloit quelquefois jusqu’àla profusion 8 c le reduisoit à emprunter de toutes parts, pour soute-nir fes vastes desseins. Tout le monde convient qu’il avoit de la Re-ligion 8 c de la piété, mais il eut de trop grands vices pour le pou-voir ériger en Saint, comme quelques-uns î’ont fait fort ridiculement,au rapport de Bzovius. On ne fauroit lui disputer la gloire d’avoir àsv. a d eml.travaillé avec un zèle infatigable, à la Réformation de l’Eglise 8 c à * 4 '°'A 319 *l’extínction du Schisme, comme il. paraîtra dans toute cette Histoi- ' ' ’re. S’il fit des fautes à cet égard, il faut moins les lui imputer, 0

qu’aux préjugez de la naissance 8c de l’éducarion, aussi bien qu’aumalheur commun à la-plupart des Princes d’être mal conseillez, 8cde n’avoir souvent que l’ombre de la Liberté & du Pouvoir souve-rain.

Le r.8. de Decembre le Cardinal de Cambrai avoit prononcé unDiscours touchant l’Office ou le devoir de l’Empereur, du Pape 8cdes autres Membres du Concile dans l’affaire de l’Unlon & de la Rê-formation de l’Eglise. II avoit pris pour son texte ces paroles de St.

Luc , II y aura des signes dans le Soleil , dans la Lune , if dans les

Etoiles (a.). Selon lui, le Pape est le Soleil, l’Empereur est la Lune (a) XXII. ajp

parce qu’il préside à la nuit, c’est-à-dire aux choses temporelles (p) ,

8c les Etoiles font les divers Ordres d’Ecelesiastiqucs. A l’êgard desSignes ou des merveilles, il les trouve dans le Cdhcile, qu’il regardecomme le Ciel , où font le Soleil, la Lune 8c les F toiles 8c quîdoitpresenter au monde le spectacle agréable de la Réformation 8c del’Union de l’Eglilê (6). Au reste il ne séparé jamais ces deux choses,

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(3) II s'appeïïoìt-George Tìstelin iheob. Bel; Mus. p. 38.

(4) Voyez en un exemjle dans Balbinus&Epit. Ber. Bob. p. 411.

(5) J’aurois mieux aimé dire, parce qu’il doit dissiper les ténèbres de la nuit par

la Réformation. r

( 6 ) §lu£ fmt ista signa cxlestia, qu& verba pnilitîa nobts sutura frumen dant, P ro-que pmJo.ndB.rn nobis est, quod'in Casio spìritualiter intelktfo , hoc est ïn boc.Jairo gim-

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