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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. I. 79

dre les Légats de ces deux Antipapes, & les Ambassadeurs de leurs 1414;Obédiences, selon Pavis qu’en avoir ouvert le Cardinal de Cambrai (r).

II demanda aussi dâns cette Congrégation, qu’on nommât quelquesCardinaux pour délibérer avec lui des affaires du Concile; ce qui futaussitôt résolu. Ce Prince avoit envoyé un Docteur en Droit en Es-pagne, pour convenir avec Ferdinand Roi d’Arragon Sc Benoit XIII.d'un lieu propre à une entrevue entre eux fur l’affaire de l’Union. Lerésultat de cette Negotiation avoit été; qu’au mois de Juin de Tan-née 141s, l’Empereur se trouveroit à Nice en Provence, pour con-férer avec le Roi d’Arragon, Sc a vec Benoit XIII , qui.fe fendraiento à Fillefranche en Savoie à une lieue de Nice. II avoit pris les mê-° mes foins du côté de Grégoire XII. Sc de quelques Princes Sc Prélatsd’Allemagne, qui étoient encore dans le parti de ce Pape. On verradans la fuite, quel fut le succès de ces diversesNegotiations. ' Danscette même Asiemblée, à la réquisition de l’Empereur, on nommades Cardinaux afin de délibérer avec lui fur les méfures qu’il y avoit àprendre, pour la continuation du Concile, mais je ne trouve pointdans les Actes qui surent ces Députez.

LIV. A mesure que le Concile travailloit, les Docteurs fai- Sermon fur lasoient de temps én temps des Sermons pour encourager cette Assem- Réformationblée à presser vivement l’Union Sc la Réfortnation de l’Eglise. Ils y âe^'LZlife"^^parloient de la tyrannie des Pa'pes Sc de la corruption de tous les Or-dres Ecclésiastiques, avec aussi peu de ménagement qu’auroient pûfaire Wicìef , Jean Hus ì Sc Jerôme de Prague. Mais il y avoit cettedifférence entre eux, c’est que les Docteurs du Concile parloient parordre de leurs Supérieurs, Sc s’exprimoient avec respect pour le Sié-gé de Rome,au lieu que les autres n’avoient parié que de leur propremouvement, Sc que leurs discours sembloient menacer d’une ruptureouverte. Le 30. de Decembre Matthieu R'oeder (t) Profesièur en ->

Théologie au Collège de Navarre à Paris prononça un Sermon con-tre la Simonie, Sc l’ambition des Ecclésiastiques, Sc pressi vive-ment la Réfortnation, Sc l’Union de l’Eglise. II y compare l’Eglise, 'dans l’état déplorable où elle étoit alors, au Paralytique de 38. ans,,faisant allusion au Schisme qui en avoit déja duré 37; Sc les PapesConcurvenSjà des enfans (3),qui se battent dans lê sein de leur mere,

Sc qui la déchirent avec des dents de viperes. -Il ne peut assez béton-ner du support qu’ont eu depuis si long-temps tant de Personnes sa-ges & éclairées, pour de si horribles excès, qu’il exprime en deuxvers assez jngenieux pour ce Siecle-là. Chaque mot du premier vers •se rapporte au mot qui est dessous dans l’autre vers.

Fir~

(A Voyez fur ce Docteur. Launoi Histoire du College de Navarre p. xo8. Mr*.Von d. Hardt. l’a tiré d'un MíL d’Erford. c

( 3 ) Collidmtur in utero matris Schifmatict contendentès, ac SimontUM prAvit4tì&*tlons qui , mon vìpermo , wsetra matas ìn partes t amans.