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HISTOIRE DU CONCILE
V. d. Hardt,idid. p. 209.212 .
V. d. Hardtibid.f. 522.
d md‘t ubi ^ âit un mot dans les Lettres qu’il écrivit à ses amis, 8c avant,Jài/.28!32! 33* & pendant fa prison, puis qu’il leur aprend tant de particularités dc„son état beaucoup moins importantes que celle-là? 7. Jean deChlum protesta contre la détention de Jean Hus , 8c les Bohémienss’en plaignirent piuiìeurs fois au Concile & à l’Empereur, mais ilsn’alleguerent jamais qu’un seul Saufconduit pour fondement de leursplaintes. 6 . Lors qu’un Evêque, pour répondre à leurs plaintes.dela part du Concile, avança faussement,que Jean Hus n’avoit eu sonSaufconduit que quinze jours après son emprisonnement, il ne futjamais .question que de celui de Sigismond. Qu’y auroit-il eu cepen-dant de plus naturel aux Bohémiens que de dire, qu’au moins avantce temps-là, il en avoit eu un du Magistrat de Constance, à la priè-re du Concile ? 7. Enfin quand le Concile s’explique fur la validité,ou, non validité des Saufconduits accordez aux Hérétiques, par lesPuisiances Seculieres, St fur celui de Jean Hus en particulier, il neparle jamais què de l’Empereur, St point du tout du Magistrat deConstance, qu’il auroit fallu disculper aussi, comme le Concile au-roit dû se disculper lui-même, par quelque explication, s’il avoitdonné ou fait donner un Saufconduit à Jean Hus . Mais il est si vraique le Concile n’en donná, ni n’en fit donner aucun, que, pour le-ver le scrupule de Sigismond , (1) on lui représenta que le Concile,qui est au dessus de T’Empereur, n’ayant donné aucun Saufconduità Jean Hus , il pouvoit fans infidélité le laisser en prison , commeon l’a dit. Ainsi je croi avoir mis dans une entiere évidence, la vé-rité de ce fait, qui a.paru d’une telle importance au Cardinal duPer-(,) varill. ubi ron t que, selon le rapport de Farillas (a), il disoit à ses amis, qu'onJus. p. 93. ne pouvoit s'exercer plus utilement fur aucune matière historique , que furcelle qui regarde le procédé de f Empereur & du Concile de Constance àT égard de Jean Hus, 6? de Jérôme de Prague. Reprenons à présentle fil de l’Histoire.
L 1 X. De's qu’on eut appris à Prague que Jean Hus avoit été misen prison,les Seigneurs de Boheme en furent extrêmement indignez.Ils écrivirent (2) plusieurs Lettres à l’Empereur pour lui demander íàliberté. Dans la premiere, (3) trois de ces Seigneurs y parlent au nomde tous, St lui représentent cja'ìh pnzxe àe Jean Hus > ils a voientdemandé dans une de leurs Assejnblées à Conrad leur Archevêque, s’ilavoit jamais remarqué que Jean Hus eût enseigné quelque erreur, 8cque ce Prélat avoit déclaré, de son bon gré 8c sans nulle contrainte,qu’il n' avoit jamais trouvé une feule parole erronée , dans ses Ecrits, 8cqu’il n’étoit point son accusateur. Ils envoyent à l’Empereur cetteDéclaration, scellée de leur sceau, Sc le supplient de faire mettre Jean
Hus
(1) Refpondit ei facrofanéta Synodus eum arguì non fosse de fide mentìta , quia Con-tllmm non dederat ei ( Husso) salvum conduéîum , c? Concilwm majus est lmperatore.Nancl. ubi supr.
(r) Hominica f ost Frtmcisti £ il y a dc\tx St. Franfoij dans le mois de Decembre.
Lettre des Bo-hémiens à Si-gismond.
3. Janvier.r. d. Hardt, T.IV. f. 32.33.