DE CONSTANCE. Liv. I.
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m Hérétique , il se soumit à cette décision. J’apprens dc Mr. le Doc- 141;- -
teur 'Von der Hardt que Gebhard Dacher , aussi Auteur contemporain,de Constance même Sc présent au. Concile, a rapporté í’évasion deJean Hus dans son Histoire Allemande, de la même maniéré queReichenthaì. Mais îl ne faut pas en être surpris, puis qu'ils compo-stent leur Histoire ensemble, Sc qu’ils se communiquoicnt récipro-quement leurs Mémoires. Naucler Sc l’Abbé c trith'eme ì qui ont écrit Naud.p. 1045.fur la fin dp quinzième Siecle, ou au commencement du seizième,parlent aussi de l’évasion de Jean Hus ymús, sans en marquer le temps. tr J aug 'r->> *Elle n’a pas non plus été oubliée par Jean Cochlée dans son Histoire CoM H} ^des Hustìtes , où il allégué l’autorité de Reichenthaì , duquel il dis- Huflit. l. 11.fere pourtant en quelque choie. Car il dit que le 13. de Mars, Jean p. ?z.
Hus sortit en effet de Constance, au dieu que Reichenthaì dit seule-ment qu’il le voulut faire. C’est de Cochlée que Maimbourgy Varil- Mmrnb.ubilas y Sc d’autres Auteurs modernes»ont tiré la même avanture, fans vanlLublsup.en excepter Joachim Camerarius, Auteur Protestant, Sc d’ailleurs-/> 103.104.Historien asièz exact. Mais comme le témoignage de tous ces Histo- I0 S-riens modernes ne roule que fur la réîation à'Ulric Reichenthaì y Sc C stst e s's' % is‘de Gebhard Dacher y qui convoient leur Histoire de concert, il faut boh.eyM.orav.'voir quel fonds on y peut faire. J’avouë que le témoignage de ces P- 40-deux Historiens est d’un grand poids, Sc que jamais le Pyrrhonisme p £ ^st rí!t ' T ‘Historique n’a pqsti plus raisonnable que dans ce fait. Outre qu'ils * 0 . roe *'?' Iy ‘étoient tous deux présens, ils sont d’un caractère , à n’être pointsoupçonnez d’ignorance ou de mauvaise foi. Gebhard Dacher étoitun Conseiller de l'Electeur de Saxe, en grande considération auprèsde lui, aussi bien qu’auprès de plusieurs autres Princes, qui étoienta Constance. D’ailleurs fa Préface porte le caractère d’un homme •de bien-Sc animé d’un fort grand zèle pour la déformation de l’Egli-se , comme on le peut voir dans notre Préface. On ne peut guéres y. d. mrdt x.non plus le soupçonner de passion contre Jean Hus y duquel il par- t. Part. 11, 'le assez favorablement dans la même Préface. Enfin ayant eu ordre Prt f'de faire une liste exacte de tous les Etrangers, qui étoient à Constan-ce, il étoit . mal aisé qu’il ignorât rien de ce qui se passoit d’un peuconsidérable dans cette Ville, beaucoup moins une affaire de cetteimportance. Reichenthaì ne paroît pas moins digne de foi que Da-cher. II étoit Chanoine de la Cathédrale de Constance, en granderéputation, Sc même en faveur auprès de Sigismond Sc de plusieursautres Princes. II fut présent au Concile depuis le commencement
jusqu’à la fin, où il fut même èmployé, dans plusieurs affaires. 11 • *
éut Fhonneur de régaler Sigismond avec toute fa Cour dans une Terre Rmh. fol 2Iqu’ilavoit près de la Ville. II accompagna les Princes qui conduisi-rent Jean Hus au supplice, Sc ce fut lui qui.lui fit venir un Confes-seur
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