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(a) H'tjl. deÏHgl. T. VILL. zç.Chtfp.I.p. ZII.
(b) Theodar.de Nìern. deSchism. L. II.Chap. 33.Laluz.. Pap.Avtmon. T. J.
>• 977. &
II 8r.
O
Juvénal, p.Ijz. v juiv.
Juven. & Diífui tibijup.
s>t HISTOIRE DU CONCILE
Pape, Benoît Vy suivit , & y changea de profejjion (a). II est certainqu’il professa la Jurisprudence dans l’Université de Montpellier, ouThéodoric de Niem témoigne l’avoir.yû, enseignant le Droit Canon.Voici le portrait qu’en fait cet Historien en peu de mots. 11 étoit ,dit-il, petit, & maigre, homme £esprit , & fort subtil à inventer deschoses nouvelles. Use f aisoit aìmèr , & s'attirait beaucoup de louanges ,par fa vertu , & par son habileté (b). En 137s. Grégoire XI. le tirade l’Eglise de Sarragosse pour le faire Cardinal Diacre du titre de Ste.'Marie in.Gosmedim. Ce Pape, aju rapport de Mr. l’Abbé Choisi , luidonna la commission d’examiner les révélations de Ste. Brigitte, quel’on verra bientôt Canoniser dans cette Histoire. Pierre de Lune setrouva à Rome dans le Conclave, où Urbain VI. fut élu, & il don-na íâ voix à ce Pape. Mais il l’abandonna depuis pour donner fa voix"à Robert Cardinal de Geneve, qui fut élu Pape la même année, sousle nom de Clement Vil. Cet Antipape l’envoya en Eípagne, où ilne fut pas d’abord reçu. comme Légat, mais seulement comme Re~gnicole. II fut depuis envoyé à Paris pour négocier l’Union de l’E-glisc, St il s’y déclara fortement pour la voye de la Cession. Le zé-lé qu’il témoignoit pour la paix de l’Eglisc le fit élire Pape à Avi-gnon en 1394., même avec précipitation. II ne le fut pourtant qu’àcondition qu’il cederoit le Pontificat, fi cette cession étoit nécessaire,pour la paix.de l’Eglife, comme les Cardinaux en étoient convenus,avant que d’entrer dans le Conclave. 11 accepta, ou plutôt il fitsemblant d’accepter cette condition de très-bon cœur, Sc jura qu’illa subiroit si cela étoit nécessaire pour l’Union de la Chrétienté. Pourmieux persuader le monde de la sincérité de ses intentions, il ratifiafa promesse, aussi-tôt après son élection, par diverses Lettres qu’ilécrivit au Roi de France , à l’Université.de Paris, Sc à toute laChrétienté, déclarant qu’il n’avoit’ accepté le Pontificat qu’à regret,Sc dans la vue de donner la paix à i’Eglise. S’il prit cette Dignitémalgré lui, on verra, dans la fuite, qu’il la garda jusqu’à fa mort,málgré tout le mondet 11 confirma ces mêmes intentions aux Dépu-tez que l’Université de Paris lui envoya après son élection, de mê-me qu’à Pierre d'Ailli , qui lui fut envoyé par Charles VI. dont ilétoit Aumônier, Sc qui fut aussi la dupe des dehors artificieux de cePape. Sur de si belles apparences, Charles VI. lui envoya en 139s,une des plus solemnelles Ambassades, dont l’Histoire art jamais parlé,en pareille occasion: c’étoit les Ducs de Berri & de Bourgogne', sesOncles, le Duc d’ Orléans son Frere, Sc d’autres grands Seigneurs,avec plusieurs Evêques, Sc quelques-uns des plus célèbres Docteursde ce temps-là. Le but de cette Ambassade étoit d’obtenir du Papeun Acte de Cession, parce que dans une Assemblée des Prélats du•Royaume, convoquée à Paris l’année précédente, cette voye avoirété regardée comme la plus propre à réunir l’Eglise, fous un même