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Tome premier.
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Mis.

DE CONSTANCE. Liv L

IOI

qu’ils Pavoient promise Lc jurée dès avant le Concile de Pise. Ce seralà, dit-il, le véritable moyen de parvenir au but que se proposent les Au-teurs du Mémoire , qui est de réunir l'Eglise sous un seul Chef. Mais fipar la Cejfion ils entendent quelque autre chose , ils doivent mieux s'expli-quer . Sur ce que les Partisans de Grégoire avoient offert de délibéreravec le reste du Concile à proportion de leur état, {pro rata & statusuo) on demande éclaircissement de cette clause. Car ,dit la Réponlé auMémoire,/ les Partisans de Grégoire XI l,qui sonsen petit nombre,préten-dent égaler tout le reste du Concill par leurs suffrages, il n'y a rien de plusinjuste que cette prétention,puis que par là ceux qui, ayant obéi aux Déci-sions du Concile de Pise, ont persévéré dans l'Unìonfferoient moins favo-rablement traitez, que ceux qui s'en font éloignez. Mais fi par leur prorata ils entendent d'avoir chacun leur voix comme les autres, il n'y arien de plus raisonnable que de les admettre fur ce pied-là. Quant àcette proposition, que Jean XXIII. ne préside pas au Concile , &qu’il n’y soit pas même présent, elle est rejettéè commé entierementinjuste dc malhonête, parce que c’est lui qui , en qualité de seul Pa-pe légitimé & reconnu pour tel de la plus grande partie de la Chré-tienté, a assemblé ce Concile, s’y est rendu & y demeure aétuelle-ment pour travailler, de tout son pouvoir, à la Réformation de l’E-glisc. Jean XXIII. ne goûte pas plus que le reste,ce que l’on pro-pose dans le Mémoire, de lever les engagemens que quelques-uns au-roient pu prendre avec lui au préjudice de la liberté du Concile. Carfi par là, dit-il, on entend quelque engagement diffèrent de celui dans lequelentrent tous les Prélats à leur promotion, qui est d'obéir au Pape comme àleur Supérieur, il déclare qu'ìl n'a pas connoiffance qu'on soit entré aveclui dans aucun.autre engagement que celui-là. Enfin, il répond, que laliberté est toute entiere dans le Concile, & qu’il est inutile de la de- *mander; qu’il n’y a que Dieu qui puisse savoir si l’affaire de l’Unionpourra y être terminée ou non > Qu c Grégoire XII. a été suffisam-ment invité, & que si ses Partisans veulent s’unir au Concile, fansrien exiger de déraisonnable, il faut les y recevoir avec toute sorte detémoignages de bienveillance. Cet échantillon fait assez voir que lesPartisans & les Légats de Grégoire ne sc trouvèrent pas asièz autori-sez pour réiiffir dans leurs bonnes intentions. C’est ce qui les obligea v ond.Hxrâ.T.de députer à ce Pape pour lui donner avis de tout ce qui sc passoit, >V ‘ C 4« - ex t,& pour le prier d’envoyer des ordres plus amples & plus précis. On U ’ 4Ô9 ‘a trouvé leur Lettre de créance parmi les Manuscrits de Vienne}elleest datée du septième de Février, & signée par les Evêques, dont ona parlé, Lc par les Envoyez de Henri Duc cle Brunswick,& du Land-grave de Heffe. On volt par là que Grégoire avoir encore en Alle-magne un assez bon nombre de-Princes Lc de Prélats dans ses inté-rêts.

LX1X. Pour ce qui regarde Jean XXIII. en particulier, il pou- Intrigues deyoit assez juger par le Mémoire précédent, Lc par plusieurs autres xxm.

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