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Tome premier.
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102 HISTOIRE DU CONCILE

14Ï5; choses qui ne s'étoient pas passées à son avantage, que l’air du bureaune lui étoit pas fort favorable. On a déja pû remarquer qu’il s’étoittenu plusieurs Assemblées, fans lui. Mais il n’en étoit pas moinsexactement informé de tour j car l’Histoire dit, qu’il dépenfoit beau-coup en espions. Caresses, piésens, promesses, menaces, il n’épar-gnent rien pour tout savoir. -II faiso'it venir la nuit ceux d’entre lesPrélats qui lui étoient les plus affidez & en tiroit fans beaucoup depeine tout ce qu’il vouloir apprendre, en les dégageant, par son au-torité souveraine, des Serme.ns qu’ils avoient fait de ne rien reveler.11 ne manquoit point non plus d’émissaires, qui semant adroitementk désunion entre les Nations, empêchoient qu’on ne pût rien con-clure à son désavantagé. Mais comme il n’avoir pas le don de se pos-leder, il éventoit aussitôt tous les secrets qu’on lui avoit confiez, setrahissant ainsi lui-même & ses propres confidents. II étoit malaiséqu’il se soutînt long-temps avec une si mauvaise conduite. On étoitfort surpris au Concile de voir le Pape , si bien informé de tout cequi s’y passoit de plus secret. On voulut approfondir le mystère. Lesplus suspects d’indiícretion & d’infidelité fureqt citez. II y en eutmême quelques-uns qui furent obligez de se retirer, pourtant avec(a) iheod. de ^agrément du Concile, qui aima mieux éviter l’éclat, que de les pu-Niem ap. v. d. nir comme ils le méritoíent. C’eíl d’un Secretaire du Pape même queHard. T . n. p. toutes ces particularisez ont été tirées (a).

^Canonisation kXX. Qjlt o i qju e -l’autorité de Jean XXIII. fût déja fort ébran-de St tBngitie. lée, il étoit pourtant regardé au Concile, comme le seul Pape legiti-1. Fevrier. _ me, & il en seisoit les fonctions. II en exerça une bien solemnelle parvttls la Canonisation d'une Sainte. C’étoit Brigitte ou Birgite (1) * Suedoi-p.91.91. & du sang Royal, à ce que quelques- uns ont prétendu; ses pa-

rons l’avoient mariée assez jeune & malgré elle avec un grand Sei-gneur (z) de Suéde, dont elle avoit eu huit enfans. Après avoir vé-cu ensemble un bon nombre d’années, ils sc séparèrent d’un communconsentement, pour se mettre tout-à-fait dans la dévotion pour la-quelle Brigitte avoit toujours eu beaucoup de penchant. Elle instituaun Ordre de Religieux, & de Religieuses, dont elle prétendoit queJ. C. lui-même lui avoit dicté la Réglé. Cet Ordre s’appelloit l’Or*dre de St. Sauveur , & il luivoit la Réglé de St. Augustin. Quel-ques Auteurs (3) lui attribuent aussi l’Institution d’un Ordre d’e Che-valiers, mais d’autres prétendent avec plus de fondement que cet Or-(b) H ist.desOr- dre est supposé (b). Après plusieurs Pèlerinages dans les lieux Saints,-Tom^IU W pag klíe mourut à" Rome en 1373, & fut canonisée par Bonìface IX. en441.441. Ain- 1391. Mais comme cette Canonisation faite pendant le Schisme,pou-ûerd. 1721. ' voix

(r) Messieurs de Trévoux disent qn'il faut di reBrigide. -

* Son Fore s’appelloit Bírger Sofa Mere fyridis.

(2) II s’appelloit Uípbo de Ulphttjo Prince de Nericìe. Le Manuscrit des 'Révélationsde Ste. Brigitte est dans la- Bililiptheque Royale çie Berliji. Martyr. Baron. p. 397..Bx.oy. ad Ann. 1391. n, X.

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