V. d. Hardi, T.11 . p. ì 30.23 t.
7 Fevr. .Vrie ap. V. d.Hardi. T. I.^.157.158.
Hatìtmatíter.
Conciliariter.
108 HISTOIRE DU CONCILE
exécuter à T égard des Députez des Nations La vérité est qu’il avoirpour lui l’ancien usage, puisque dans tous les Synodes on avoir tou-jours pris les voix de chaque Membre de TAssemblée. Mais le Con-cile de Constance eut des raisons bien sortes pour s’éloigner de lapratique ordinaire. ' Comme il s’agissoiD de deux points capitaux,auxqúels le Pape, les Cardinaux, & les Prélats étoient extrêmementintéressez, il étoit à craindre, qu’ils n’opprimassent le Concile parleur multitude. 11 y avoir à Constance un plus grand nombre dePrélats d’Italic que de toutes les autres Nations ensemble, Sc la plu-part d’cntre eux étoient pauvres Sc affamez; Jean- XXL11. avoir crééjusqu’à cinquante Cameriers, qu’il pouvoir regarder comme tout au-tant de Créatures dévouées à les intérêts. S’il croyoit avoir sujet dese défier de la fidélité dé quelqu’un, il en exigeoit des Sermens de lamaniéré du monde la plus tyrannique. De forte qu’il n’y eût eu auConcile aucune ombre de. liberté, si on y eûr compté les voix,'comme il s’étoit pratiqué jufqu’alors. Mais il ne falloir pas moins quela présence Sc l’aurorité de l’Érnpereur, pour terminer heureusementune affaire, d’où dèpendoit le bon ou le mauvais succès du Concile.11 fut donc résolu, malgré le Pape Sc ses adhérens, que dans les Ses-sions publiques on opineroit à. Tavenir par Nations, St comme les.Espagnols n’étoient pas encore réunis au Concile, on le partagea enquatre Nations, savoir, l’Italie, l’Allemagne, la France & l’Angle-terre ( 1 ). Voici Tordre que ces Nations tenoient dans leurs délibéra-tions.' On nommoit un certain nombre de Députez de chaque Na-tion, gens de poids Sc de savoir, tant Ecclésiastiques que Séculiers,'avec des Procureurs Sc des Notaires. Ces Députez avoient à leurtête un Président que Ton changeoit tous les mois. Chaque Nations’assembloit en particulier pour délibérer des choses qui dévoient êtreportées au Concile, Sc tout le monde avoir la liberté d’y proposer,de vive voix, ou par écrit, ce qui paroìssoit nécessaire pour lé biende TEglise, Elles s’entre-communiquoient leurs résolutions afind’enconférer ensemble, Sc de lever les difficultez que l’une pourroit trou-ver au sentiment de l’autre. Quand elles avoient convenu de quel-que article on faisoit une Assemblée ou Congrégation générale des-quatre Nations, Sc lors que cet article étoit unanimement résolu,on le portoit tout signé Sc tout cacheté dans.la Session suivante,afind’y être approuvé par le Concile. De sorte que, selon ce projet, leConcile, assemblé en Session publique, ne faisoit qa’ajoûter le poidsde son autorité, aux réglemens des quatre Nations dont il étoit com-posé. Par un si bel ordre on évitoit la confusion, Sc autant qu’il sepouvoir les cabales Sc la partialité. Jean XXIII. n’avoit point sujet
de
(1) -ssineas Sylvins prétend que c’est d-ans cet ordre que les Nations furent ran->Mes au Concile de Constance, on ne voulut rien decider là dessus au Concile deBalle. 'Hijìor . Concil. Bœsil. p, 93 , Ed, Helmflad, -