Band 
Tome premier.
Seite
117
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. I. 1 \J

}5 invitez avec.beaucoûp d’instance par Sìgisrnond. Que cependant- '

,,.iis n’avoient pat u, ni en personne ni par leurs Procureurs ($), mais -j, que pour lui, afin de faire connoître à tout le monde la forte in- s„ clmayon qu’il avoit pour ia Paix de l’Eglife 8c afin d’y con-„ tribuer efficacement, il avoit embrassé la voie de la Cession reci- ° •

„ proquc, comme la plus prompte & la plus propre à donner la„ paix,- quoique son droit fut incontestable., 8t même reconnu de„ presque toute la Chrétienté, & qu’il possédât, à fort peu de-cho-„ se prés, tous les Domaines de l’Eglne-, étant bien persuadé qu’il„ sei011 récompense dans le Ciel a proportion de ce qu’il abandon-„ ne roi t de plus que les autres. Que c’est ce qui l’avoit obligé„ à promettre solemnellement, 8c dans une Session publique,-d’ab- HT ,

„ diquet le Pontificat par un Acte conçu en ces termes, Moi Jean iv.p .$i 53.V.S8cc. Enfin il exhorte tons ies-Ckrétiens à prier Dieu pour l’ac- mss. vindob. '„ complissement d'un si grand & d’un fi saint ouvrage ”. Selon L ^^ runs 'quelques Manuscrits-iljes-exhorte aussi à porter efficacement Pierre de spond.Raynd.hune Le Ame de Cor aria 8c leurs Obédiences à imiter son exemple (a), ad. ann. 1415*.

LXXXI. À p r t's des démarches si publiques il lêmbloit qu’on Congrégationne dût plus douter de la bonne foi d c Jean XXIII, Cependant le fí^ nera|e oùprincipal manquoit encore, c’eít-à-dire, l’execution de ft preftnesse. ^TanxxJu de ■"Comme il. étoit important que cette affaire fût terminée avant le dé-donner despart de Sigismond our l’Espagne , parcc que la Cession aótuelle de -ProcureursJean XXIII. eût pu donner un grand branle à celle de Benoit, lesF-an- r sa Ce ^”ço s, les Allemands 8c les Anglois-furent d’avis de presser le Pape de 9.’dc Mars.. -l’executer.. Mais afin de rendre cette Cession plus authentique 8c v. d. nard.plus irrévocable, on vouloit l’engager à en ctab ir Procureurs l’Em» ?- 54. -.pereur lui même 8c les Prélats qui dévoient l’accompagner à Nice, •ou tels autres que là Majesté jugeroit à propos de nommer (4) Le Con-cile avoit de fortes rations pour fane cette demande.’ Des Procureursd une aussi grande autorité que Sigismond cc les Prélats, qu’on auroitnomm, z pour cet Acte, en auroient été autant de garants-, 8c leurpropie gloire les aur.n sottement intéressez à n’en avoir pas le dé-menti. D bulle u rs, si Jean XXIII. eût eu la liberté de ne ccder qu’enpersonne il n’auroit tcnuqu’àlui.d’inventer tous les jours de nouveaux. 0

prétex.tes pour ne. pas-tenir fa parole, au lieu qu’tl avoit les mainsliées, ayant une fois donné Procuration.On le lui proposa donc dansune Congrégation générale, mais il rejetta cette proposition aveeemportements de même que les Italiens qui menacèrent assez haute- -ment de quitter le Concile. Ce qui obligea TEmpereur d’y met-tre '

(3) II y avoit bien des Légats, de l’un & .de l'autre, mais ils n’avôient point en- -côte de pouvoir pour la Cession.

(4) Principaíi . . . oetiìt idem R.ex 'rocsrateres conflit'ui trrevocab’ÚH ptr àìlîum De-‘

mmum notirttn ad díl irn Ceflionem fac.endam , quorum prínci ais ep volebat , V>. alios-rai sû-volmtatem or mandes. V. d. Hat. T. 11 . p. az» Schelji. Cionìp. Chren, p, aï, -Rekh,p. 18. StumpJ.p. 33. 3 '

P '- 3 0