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Tome premier.
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© E CONSTANCE. Lrv. I. xi ?

mirent de les faire observer quand ils devroient manger leurs propres en- 141-5./ímí(c).Gnpeutjuger qu’ils ne sortirent pas de cet entretien fort con- ^eick.f.iZ,tens l’un de Vautre. Le Pape n’eût pas mieux demandé que de pou-voir acheter íà liberté, mais Sigismond ne se trouva pas d’humeur àvendre le Concile. Pour se vanger de ce refus, le Pape se déchaînoitcn injures contre Sigismond dans les conversations particulières, jus- .qu’à le traiter d 'yvrogne , de fou , de Barbare , 6c de gueux , qui lui Har^T.si’p. "avoit demandé de l’argent 6c qui lui avoit offert de le maintenir dans 39S ’ 397.’le Pontificat de quelque maniéré que ce fut (r). L'Empereur n’igno-roit pas ces discours insolens, mais il aimoit mieux laisser au Pape lui-même le foin de l’en vanger par íà propre conduite, que d’en témoi-gner le moindre ressentiment.

LXXXVIII. Jean XXIII. n’avoit donc plus de ressource quedans les intrigues de l’Archevêque Ma-yence, qui fut fort soupçonné * tC *

d’avoir favorisé son évasion, 6c dans le secours de Frideric d'yíujîrì-che. II y avoit environ un mois que ce Prince étoit arrivé à Cons-tance. Dès lors on le soupçonna d’y être venu principalement pourfavoriser l’évasion du Pape, quoiqu’il fît mine de n’être-Ià qu’en pas-sant, pour aller dans quelqu’une des Villes de son obéissance, 6cde n’avoir aucune liaison avec Jean XXIII. II poussoir même siloin l’artifice que, quelques personnes de distinction 6c de ses amislui ayant dit que le bruit couroit qu’il s’étoit engagé de tirer le Pa- jnUmap.v.depe de Constance pour une certaine somme , 6c l'ayant averti de la H.T.u.p. 39j.part de l’Empereur de se bien garder de rien entreprendre de pareil,il déclara nettement qu’il ne se soucioit ni de Balthafar Coffa , ni de von d. h. t. iv.son argent. On lui donna plus d’une fois de semblables avis, 6c on I S 8 *prétend même que l’Empereur ayant voulu s’en expliquer avec lui, ilnia toûjours d’avoir ce dessein. L’Empereur ne fut pas la dupe de mucl.p. 1046.cette comedie. II faisoit garder le Pape, pour ainsi dire, à vue, 6cenvoyoit même de tems en tems des espions jusques dans íà cham- v.d mr.T.il.bre 6c auprès de son lit, pour óbserver jusqu’a ses moindres mouve- P • *59-mens, comme il s’en plaignit dans la fuite. Enfin Sigismond , crai-gnant qu’il ne lui cchapât malgré toutes ces précautions, prit le parti r 9- Mars -de lui aller parler lui-même, afin de le détourner adroitement d'un v ‘ d ' Har 'If£?dessein qui n’étoit plus ignoré de personne. Le Pape n’ayant rien à í' 59!'°répliquer à des offres si avantageuses, promit positivement de ne point Fse retirer que le Concile ne fût dissous. Mais í’événement fit voir qu’ily avoit une équivoque dans cette réponse, 6c que l’Oracle étoit ambi-gu, le Pape regardant sa retraite 6c 1a dissolution du Concile commeune seule 6c même chose.

LXXXIX.

mttptr intermedias persimas pecunias siíi trndì,ut ttm m Papatu quómodolibet conserve-nt. Niem ap. V.d.Hard.T.II.p. 396 .