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Tome premier.
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HISTOIRE DE CONCILE

de l’argent à emprunter, pour fournir aux grandes dépenses qu’iistumpbiusp. 38. faisoit pour le bien de l’Eglise, le Pape crût être endroit de lui de-mander auísi la liberté de sortir de Constance , sous le prétexte d’aì-ler changer d’air en quelque endroit du voisinage. Mais l’Empereurn’eût garde de donner dans ce piège. Au contraire il le supplia ins-tamment de ne point sortir de Constance, lui représentant vivement;

„ Que cette démarche donneroit Heu à mille fâcheux soupçons contre„ lui. Qu'on ne manqueroit pointdel’accuser de s’être moqué de tant„ de Rots, de princes, & de Prélats, & d’avoir empêché l’accom-,, plissement d’un Ouvrage, que son caraétére l’engageoit à avancer„ de toutes ses forces. Qu’il n’étoit plus en son pouvoir de lui per-„ mettre de sortir de Constance, ôc qu’il ne paroisseit pas non plus,

„ qu’il eût lui-même des raisons assez fortes, pour le souhaiter ”.Êhéodoric de Niem raconte un peu autrement cette entrevue. II ditque Sìgimond étant allé fur le soir rendre visite au Pape, & l’ayanttrouvé for son lit, il lui demanda avec de grands témoignages de res-pect, St. Pere comment se f or te votre Personne , le Pape lui répondit,qu’il se sentoit un peu étourdi ( 'disturbaius) parce que Pair ne lui étoitpas bon, ct qu’il ne pouvoit le supporter: sur quoi le Roi lui dit,qu’ily avoir aux environs de Constance plusieurs endroits bien fortifiez& fort agréables, où il fcroit en toute fureté; mais il le conjuroit enmême tems de ne point abandonner Constance, que le Concile nefût achevé; ou s’il vouloit s’en retirer, de ne le pas faire en cachet-te, & d’une maniéré malhonnête, parce qu’il étoit résolu à observer. religieusement le Saufconduit, qu’il lui avoit donné, & à ceux de làfuite.. II lui offroit même de Paccompagner par tout où il voudroit,s’il le souhaitoit. Au reste, Niem^qm étoit au Concile, nie formelle-ment que jamais l’Empereur axe voulu emprunter de l’argent de Jean(a) xiem, ap. XXIIL (a). Le même Historien témoigne qu’il n’y avoit rien de plus fri-ven d.Hardt, vo i e q lie j a plainte que faisoit ce Pape du mauvais air de Constance:t.ji. ?>Z9§. Quoique la Fille de Confiance , dit-il, soit petite en comparaison de plu-sieurs autres Villes d? Allemagne , elle est pourtant fort belle & agréable-ment située. L'air en est très-sain^ & convenable à toute-Nation (fi àtout âge. II y a des Lacs (fi des Rivières navigables , & l'eau y efi puretfi vive. On y observe une tres-bonne Police. Les dehors de la Ville fontd'une grande beauté. II y a des vignes , des plaines , des jardins , des -prez , des bois , fans compter qu’il est venu à Confiance des gens de tousPais & de toutes Nations qui ne se plaignent point que Pair en soit mal-íbid.sain ì (fi qui ont toute liberté d’y séjourner (fi de s'en retourner (b). Rei-chenthal témoigne aussi que, P Empereur offrit.au Pape toutes les fu-reter* qu'il pourrait souhaiter , (fi que les Magistrats de Constance pro-mirent

(i)- Sed omnl fero , ut apud nos publica famé or a t , & apparebant indicia mu,lta,ài 6 lusBaltbafar coram quibufdam fuis domejltcis ip(i Régi Romanorum obloquebatur, ajjirenssum ejfepauperem , eut bìbulum, fautftm ©• bar b arum, quodque de ipfo Balthafare qua-

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