i4i;.
(a} May t. A-xecd. T. Ii. p.i6.i8. îéio.
î 3 0 H I S T O I: R E D U C O N C I L E
», Officiers qu’il a à Constance,, par un.ordre exprès, dont l’execu-» rion a pourtant étédifférée jusqu’à la Quasimodo j, mais le Concile-" s’est assemblé pour prendre des mesures contre ce Mandement du" Pape. Quelques-uns des Cardinaux l’ont suivi, les autres font à" Constance. Ceux-ci ont déclaré que si le Pape vouloir executer" fa promesse, ils l’aífisteroient autant qu’ils pourraient ; mais que" s’il ne le faifoit pas, ils étoient résolus de l’abandonner pour adhe-" rer au Concile. Après la retraite du Pape, il y a eu une Congré-* gation génerale dans le lieu des Sessions, mais pourtant fans Sef~sion. Le Chancelier de Paris, Docteur célèbre Lc grand zélateur,, de l’Union, y a prononcé un Discours en douze considérations,
„ lesquelles nous vous envoyons. L’Uniyersité de Paris se conduit„ fort bien dans les affaires de l’Eglife, & elle est fort écoutée. Ils„ font environ deux cens Docteurs qui s’assemblent detems en tems,» pour délibérer des assures importantes. Depuis la retraite du Pa-» pe, il y a.eu.deux Sessions, dont nous vous envoyons le résultat.
» Notre Roi se dispose à faire rude guerre à Frideric d'Ausriche&szc» la concurrence des Princes 8c des Villes. 11 est vrai, que les Cardi-naux avec. quelques-autres font de grandes instances pour empê-cher cette guerre,, mais rassure est déja fur le point de son execu—
” t ion. Le Dieu de paix veuille garantir le pauvre peuple 8c les." innocens des fuites fâcheuses de cette entreprise. Les Ambasia-" deurs de notre Archevêque attendent avidement le succès du Con-" cile, Lc plût à Dieu que tous les Prélats bien reniez par l’Eglise.
} ne s’endormiísent pas dans ces conjonctures, 8c qu’ils voulussent:
assister Sainte Mere Eglise de leurs conseils dans ces dures extre-„ mitez , sinon en personne au moins par leurs Députez. Qir si ce„ Concile ne procure pas le salut de l’Eglife, quand viendra-t-il ?'„ Dieu le fait. II est impossible que tous les Prélats qui sent au Con-cile'y demeurent ^usqu’à la sin, tant à cause des dépenses excessives„ qu’il y faut faire, qu’à cause des grandes affaires qu’ils ont dans„ leurs Eglises (a) ”. Mais la prudence 8c la fermeté de Sigismondappaiferent bientôt cet orage. Dès 1e lendemain il monta lui-mênaeà cheval avec l’Electeur Palatin, 8c tous les Seigneurs de fa Cour,8c faisant le tour de la Ville à son de Trompe, il rassura tout lemonde, en donnant fa parole Royale qu’on jouirait à Constancedé la même fureté qu’âuparavant, que le Concile n’étoit point in-terrompu par la fuite du Pape, & qu’il le défendrait jusqu’à la der-niere goûte de son sang. On afficha cn même tems aux portes du Pa-lais de Constance un Ecrit qui commençoit en ces termes: Ecoutez ,mus qui suivez lajufticei Comme le-dit St, Jean dans son Epître Cano-nique , II s'efi élevé plusieurs Antechrifls dans le monde , plusieurs adula-teurs, C? ennemis de la Vérité , hais ables - à Dieu C? au monde , quicherchant leur propre intérêt , C? non celui de J. C. appellent les ténè-bres.lumière , (f ia lumière , ténèbres. Asn que vous ne soyez plus sé-duits: