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Tome premier.
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D E CONSTANCE. Lrv. II. tyt

duits par eux, qu’il vous plaise d'écouter ce qui suit. Après quoi, l’onfait dans cet Ecrit, l’Histoire de la conduite du Pape ôc des Cardi-naux depuis le commencement du Concile, de leur mauvaise foi, dcleurs -chicanes, ôc de leurs faux-fuyants, pour dissoudre l’Assemblée,enfin de l’évasion clandestine du Pape, & des Negotiations illusoi-res des Cardinaux en fa faveur. ApMS avoir accusé Jean XXIII. deplusieurs crimes, comme de tyrannie, d’homicide , d’une Simonieouverte, & d’un franc maquignonage des biens de PEglife, l’Ecritfinit par une forte exhortation à continuer le Concile, pour juger lePape selon son mérité, & selon les Canons pratiquez par les Empe-reurs dans-la déposition de plusieurs Papes. Après avoir ainsi calmé-toutes choses, TEmpereur assembla dans la Cathédrale une Congréga-tion générale des Nations, ôc de tout ce qu’il y avoit de SeigneursEcclésiastiques & Séculiers, à qui il déclara, qu’il vouloir maintenir leConcile au péril de fa vie, ôc que la retraite de Jean XXIII. ne de-voir allarmer personne. Dans cette Assemblée on délibéra sur lesmoyens de faire revenir Jean XXIII. au Concile, ou de l’obliger àfaire sa Cession par des Procureurs, ôc on résolut de lui députer àSchafhouse trois Cardinaux, savoir Jordan des Ursns , Guillaume deSt. Marc , ôí Amedée de Saluce , avec Régnant de Chartres , Arche-vêque de Rheims, qu’on leur associa de la part de la Nation Fran-çoise. Quelques-uns y joignent Louis de Bavière d’Ingolfiadt , Beau-frère du Roi de France, ôc Nicolas de Calville , tous deux Ambassa-deurs de ce Royaume.

II. Le mêfce jour l’Empereur assembla tous les Princes de l’Em-pire pour accuser le Duc d’Austriche de trahison ôc d’insidelité, en-vers l’Eglise, envers le Concile ôc envers l’Empire, ôc pour deman-der du secours contre lui. Quoi que ce Duc eût des amis ôc des pa-ïens parmi les Princes qui étoient dans cette Assemblée, il ne s’entrouva aucun qui osât faire l’apologie d’une entreprise si criminelle,ni refuser satisfaétion à Sigismond. II fut donc résolu unanimementde le citer devant PEmpereur Ôc devant le Concile, pour y rendreraison de sa conduite, ôc dès ce moment même plusieurs Seigneursôc plusieurs Villes de son obéissance lui envoyerent des Députez àSchafhouse pour retirer leur Serment de fidélité.

III. Av ant le départ des Députez pour Schafhouse, la NationFrançoise,de concert avec l’Empereur Ôc les autres Nations,avoit ju-gé à propos que Jean Gerson prononçât un Discours pour établir lasupériorité du Concile par-desus le Pape. C’étoit afin que ces Députez{tussent lui notifier, quels étoient les senti mens de l’Assemblée à cetégard, ôc qu’il ne sc flattât pas d’avoir rompu le Concile par son ab-sence, ni que ce qui y scroít désormais résolu contre lui dût être re-garde comme nul. L Empereur Sc les Députez des Nations invite-rent les Cardinaux à ce Discours, aussi-bien qu’à la Messe du St. Es-prit qui se devoit célébrer ey même tems, afin de travailler à l’U-

R- L nion

MJJ.

V. d. Barde,

T. IV.p 64.65-

Regmxtdus deCarnoto.

Schelstr. Cotnp,Chrox.fol.3 p

L’Empereur]accuse publi-quement leDuc d’Aaílri-che.

NaucLp.ï Q4f,

Discours <fc

Jean Gersontouchant la su-périorité duConcile par-deflus le Paperr. Mars.V.d. Har. T. IV.p. 69.