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DE CONSTANCE. Lrv. I. rzf
w vent prévalu contre les Papes , par ies vices 8c par les hérésies;
„ qu’elle a plus d’intelligence, parce qu’elle est ornée de divers dons„ qui ne se trouvent pas r’assemblez dans un Pape; Que c’est de„ l’Eglise que le Pape reçoit l'a Souveraine Puissance, qui résidé en„ elle habituellement, quoi qu’elie donne au Pape le pouvoir de l’ex-„ ercer actuellement. Que c’est à l’Eglise que J. C. a donné les„ clefs du Royaume des Cieux, & que le Pape ne les tient que„ d’clle. Que quand l’Eglise est legitimement assemblée, elle peut„ sc servir de ces clefs, pour juger, corriger 8c déposer le Pape,
„ puis qu’il est permis d’arracher une épée d’entre les mains d’un fu-„ rieux, 8c que l’Eglise n’a pas conféré le clefs au Pape pour dé-,, truste, mais pour édifier”. Cet Ecrit finit par une conclusion quiíûit évidemment de tous ces principes, c’est qu’en plusieurs cas le Con -ále ejl au-dejsus. du Pape.
VI. Pendan t que toutes ces choses sc passoient à Constance,le ke Pape fáîtPape ne demeuroit pas oisif à Schafhousc. II fut d’abord averti duDiscours de Jean. Gerfon , 6c de l'applaudissement avec lequel il avoit'été reçu de l’Empereur 8c des Nations;8c il en fit même de grandesplaintes aux Ambasiadeurs de France qui l’étoient allé trouver de lapart du Concile. C’est apparemment ce qui l’obligea *d’envoyerdesordres à tous les Officiers de fa Cour, ($) tant Ecclésiastiques qucSécu- T>'tfjert.ii.{ 9%°fiers, de quelque Dignité qu’ils fussent, de se rendre à Schafhousedans l’efpace de six jours,.fous peine d’excommunication 8c de priva-tion de leurs Offices. II avoit déja été suivi de la plupart de sesmoindres Officiers 8c Domestiques. Mais un ordre si précis 8c si me-naçant fit partir dès le lendemain sept Cardinaux (4), dont la plupartrevinrent néanmoins quelques jours après. II écrivit en même temsune Lettre Apologétique au Roi de France, au Duc d’Orleans 8c àl’Université de Paris, où il n’oublioit rien de tout ce qui pouvoitrendre l’Empereur 8c le Concile suspects à la France. Cette Pieceayant été renvoyée (y) de France au Concile , on l’a trouvée Manus-crite-dans la Bibliothèque de Vienne, 8c en voici le précis: Le Papes’y plaint „ qu’étant arrivé des premiers à Constance, (6) il y avoit:
„ attendu trois mois, fans qu’il vînt presque personne au Concile.
„ Que l’Empereur, après avoir tardé deux mois à venir, voulut en-,, core qu’on attendît les Ambassadeurs d’Angleterre (7) avant que dc„ rien entreprendre. Que ces Ambassadeurs étant arrivez, comme„ on aprenoit que ceux de France étoient en chemin, il avoit voulu-
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2 è les Evêques. Von à. Bord. T. II. Z1.ij3. ij4, & T.IV.p. 6 j.
(4) Alamanus Pïsanus, Branda, Chalanco, Laufannenfis, Brancacîús , Bareníìs o*-Tricaricenfis. V. d. Har. T. IV. p. 6 q. 68. ex Çerret. cy Niem.T. U. p. 398.
( 5 ) Informatknes Papa quas miserai cum Litterìs fuis Univerfitati Parisiens!, (y Dtuì /
Aurdiamnsi, quain favorem Concilii remisa funt: V.d.Hardt.T. [î.p.zra.
(6) Le Pape arriva !e z 8 . 4 ’Oct, 8 d’Empereur le z^.Decemb. 1414,
(?) Les.Ambassadeurs d'Angleterrc arrivèrent fur la fin de Janvier..