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Tome premier.
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134 HISTOIRE D tJ C O N C I L E

***£• les errans (i) fans acception de personnes , auffi-bien qu'à reformer toutT Etat Ecclésiastique corrompu à plusieurs égards. La douzième, silucf Eglise n'a point de moyen plus efficace pour fe reformer elk-même danstoutes ses parties , que la continuation des Conciles Généraux (f Provin-ciaux. A la reserve de la Resormation donc on ne put venir à boutque fort imparfaitement, ce Discours & quelques Ouvrages de Ger-fin y servirent de plan au Concile, comme on le pourra voir par lasuite de cette Histoire.

Conclusions V. Ce fut fans doute dans le même tems que parurent quelquesde Paris V fuVle Conclusions de l’Université de Paris fur le même sujet. Quoiqu’ellesmême sujet, ne continssent au fond que ce que Jean Gerson avoit prononcé publi-quement, elles ne furent pourtant pas toutes admises par le Concile,parce qu’il y en avoit dont les termes paroistbient trop cruds & tropr.d.Hnrd.T.n. durs, outre qu’elles entroient dans un détail, qui pouvoit aigrir les6 o*'** T ’ esprits. Ces Conclusions fe font trouvées parmi .les Manuscrits deVienne dans deux Mémoires différons. Le premier porte en substan-ce, ,, Que le Concile est d'une st grande autorité, que quiconque„ cherche à le dissoudre ou à le changer de lieu, est suspect deSchis-,, me & d’Heresie. Qu’il peut-être cité comme tel, pour rendre rai-„ son de íà conduite, de quelque condition qu’il soit. Que le Con-„ cile doit être censé consister, dans les Prélats, Docteurs 8t autres„ personnes éclairées qui font à Constance & qui y demeureront,„ quand même il n’y en auroit qu’un petit nombre. Que le Concile„ a l’autorité de fe continuer lui-même, & d’implorer le bras fécu-„ lier contre quiconque voudroit le dissoudre directement ou indirec-,, tementj qu’il est maître de la maniéré & de Tordre de proceder„ dans ses délibérations, & que tout le monde est obligé d’y obéis;„ Qu’il peut disposer des biens des Ecclésiastiques, & même de ceux„ des Laïques, pour subvenir à la pauvreté des Prélats & d’autres„ personnes, qui n’auroient pas le moyen de soutenir plus long-tems„ les frais du Concile (t)". L’autre Mémoire est d’un tour plus sin-gulier. II porte „ que T Eglise est plus nécessaire que le Pape, parce,, qu’on ne fauroit se sauver hors de T Eglise, au lieu qu’on peut bien,, faire son salut sans le Pape : Qu’elle est plus utile & meilleure,„ parce que le Pape est pour T Eglise, & non pas l’Eglise pour lePape : Qu’elle a plus de dignité, parce qu’elle est T Epouse dej. C.,, 5c k femme de T Agneau > plus de pouvoir, parce que les portes de„ T Enfer ne fauroient prévaloir -contr’elle, au lieu qu’elles ont sou-

„ vent

(t) Sans acception de personnes. Ceci regarde les erreurs séditieuses & meurtrièresde Jean Relit qui avoit justifié l’assaiîinat du Duc d’Orleans, commis par le Duc deBourgogne & qui furent épargnées dans le Concile, pendant qu’on y brûla JeanUus.

(i) Ceci pouvoit regarder les biens de jhan XXIU. & de ses adhérens, fur tout dePriderìc d'Auftriche.

C) Etiam Pontificales ,ce qui regarde apparemment les Cardinaux, les Patriarches