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DE CONSTANCE. Liv. IL i ì9
„ lats 8c d’autres, selon votre prudence. Sur les autres choses qui„ nous ont été exposées par les mêm;s Cardinaux, nous y aviserons„ au plutô ,ic.on que 1c cas l’exigera. A Scbafhouse le zy. de Mars.
Après que l’Etnp~reur eût lú la Lettre qui lui étoit adJrcífée, Scdont les Aòtes ne ditenc po-nt le contenu, PArchevêque rapporta dela part du Pape, „ Que ce n’étoit point par crainte d’aucun dan-„ ger id d’aucun mauvais traitement qu’il avoir quitté Coníiance,,, mats seulement pour changer d’air. Qu’on ne devoir point impu-„ ter se retraite à aucun soupçon qu’il eut de P Empereur ni de per-„ sonne de là Cour ou de son parti, St que bien loin qu’il lui sut„ suspect, il souhaitoit de faire avec lui le voyage de Nice, pour„ travailler à la Paix de P Eglise ”. Le Moine de St. Denys rappor-te Paffúre un peu différemment. II y a quelque obscurité dans sonrécit, soit qu’else vienne, ou de l’Original ou de la Veríîon, ou destergiversations de Jean XXII/, qui de moment à autre changcoitd’opinion, selon Pair du bureau. Quoi qu’il en soit, je donnerai cequ’en dit le Moine de St. Denys, selon la Version de Mr. le Labou-reur, n’ayant point l’Original Latin : „ Le même jour, en prélèn-„ ce de la Compagnie, Sc par ordre du Roi des Romains, Messire« Renaud de Chartres , Archevêque de Rheims, déclara qu’il étoit,» po.teur de certaines Lettres de créance de la part du Pape Jean\,» Sc ayant eu permission d’exposer là créance,il dit de sa part, qu’en>» pa'tant de la Ville de Conttance,iì avoir témoigné,par Acte pasie" pur un sien Notaire, quúl n’en avoit autre raison que celle dc la’» malignité de Pair, qui iui étoit contraire, Sc quéee n’avoit été” pour aucune mauvaise impression ni pour vio ence qui lui eût été’’ faite, ou qu’il appréhendât de la part dudit Seigneur Roi, par ses” gens ou par autres -, mais que maintenant il pouvoit écrire tout le’* contraire anx Seigneurs Cardinaux là présens, Sc qu’il pourroit” avouer qu’il avoir cédé aux julles soupçons de quelque entreprisede la part dudit Seigneur Roi, Sc d’autres Seigneurs de se fuite.„ Comme l’affaire étoit d’éclat Sc d’importance, le Roi des Romains,, fut bien aise que tout le monde pût savoir tous les sentimens du„ Pape, c’eil pourquoi, il pria PArchevêque de faire le récit de,, tout ce qui s’étoit paffé en P Ambassade qu’il avoir acceptée vet-s,, lui, Sc de tout ce qu’il lui avoir dtt Sc répondu. II dit alois, que„ n’agueres, après la retraite du Pape, étant envoyé vers lui, par„ les Ambasiàdeurs du Roi de France les Collègues, à Schafïbuse;
» Sc lui ayant exposé ce qu’il avoir à lui dire, le Pape lui avoir ré-» pondu, qu’il ne retourneroit pas íi-tôt, Sc qu’ensuite de cela, il» le voulut charger de quelque chose pour le Roi Ion très-cher Fils," & pour les autres du Concile, que le Cardinal de Chalant pren-" droit le soin dc rapporter pour lui. C’étoit de dire de se part, qu’il** n’étoit pas sorti de Coníiance par violence, par crainte, par mau-" vaife impression, ni par aucun sujet qu’il put imputer au Roi,
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