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Tome premier.
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140
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(a) Hist. deCharl. VI. T. II.f. 989.990.

TroisièmeSession , quifut la premieredepuis révi-sion duPape.

26 Mars.y. d. Hard.ith.sttp.fi 69.7«>.

140 HISTOIRE DU CONCILE

„ ni aux siens, mais feulement pour fa santé, 6c qu’il offroit d’ac-^ complir tout ce qu’il avoit promis dans le Concile : qu’il ai-», moit ledit Roi, ôt que volontiers il s’aboucheroit avec lui s’il arri-v» voie qu’il allât à Nice vers Pierre de Lune , qu’ils confereroient en->> semble des moyens de procurer l’Union & la Réformation de l’E->» glisej & que si l’on difoit ou écrivoit quelque chose au contraire,” qu’on n’y ajoutât point de foi. Le Cardinal ajouta néanmoins

à cela, que le Pape lui avoit enjoint de dire, que ce n’étoit pas*’ précisement pour quelque soupçon qu’il eût du Roi qu’il demanda" qu’il fût fait Acte, comme pareillement les Ambassadeurs du Roi de’’ France par ledit Archevêque de Rheims 6c par Benoît Gencien cé-’’ lébre Docteur en Théologie, Religieux de St. Denys en France,„ comme Député de l’Université de Paris, en présence des Ambaf-„ fadeurs de Suéde 6c de Pologne j du fils du Marquis de Montfer-,, rat, de Jean Vifcomie dit \de Milan , de Rodolphe Duc de Saxe à:„ autres, tant Ambassadeurs que Prélats, en grand nombre (a)”.

Après la lecture de cette Lettre,l’Archevêque de Rheims nomma,pour le Pape, trois Procureurs des trois Nations, savoir l’Evêque deBath, pour T Angleterre, celui de Lebus ( 1 ) pour l’Allemagne, ÔCl’Archevêque de Narbonne pour la France, laissant à la Nation Ita-lienne là liberté d’en choisir un de son Corps. II propose en mêmetems que si cette nomination ne plaifoit pas, le Concile pouvoit fai-re une liste de trente ou quarante Prélats des quatre Nations, entrelesquels le Pape en pourroit choisir quatre. II y eut là-dessus quelquecontestation dont on ne fait pas le détail. Cependant on indiqua pourle lendemain une Session publique , afin d’y maintenir l’autoritédu Concile, contre les prétentions de Jean XXIII , 6c les briguesdes Cardinaux.

VIII. Ils devenoient tous les jours plus suspects: La plûpart deceux qui étoient restez à Constance agissant en faveur du Pape, deconcert avec ceux qui Pavoient suivi a Schafhouse. Comme on n’i-gnoroit pas qu’ils approuvoient secrètement se fuite, 6c qu’ils s’enten-doientavec lui pour faire dissoudre le Concile, ils ne furent pointadmis aux Consultations qui sc firent avant la troisième Session publi-que, pour le confirmer 8c pour l’autoriser. On se contenta de leurcommuniquer immédiatement avant la séance publique la résolutionqu’on avoit prise de continuer le Concile, malgré i’abfence du Pape,6c fans attendre aucune autre réponse de fa part. Ils auroient bienvoulu qu’on eût différé la Session publique jusqu’au retour des Car-dinaux qu’ils avoient envoyez à Schafhouse, mais l’Empereur ennuyéde tant de lenteurs ne voulut: entendre à aucun délai. II n’y eut à

cet-

(1) Lebus dàns la: moyenne Marche de Brandebourg fur l’Oder, autrefois Evêchétout proche de Francfort fur l’Oder.

(2 j II y en avoit un de malade. C’étoit peut-être le Cardinal de Viviers , qui -SEqualité de Doyen, des Cardinaux aurojt dû présider.