T4TÇ.
Autre Congré-gation généra-le sur la mêmeaffaire.
V.d. Har.T.lV.P’JÔ.r?. Mars.
Scheljlr. uhi fus./MII.2.12..Z23.
144 HISTOIRE DU CONCILE
X. O fî.ne laissa pas d’assembler le lendemain, en présence de I’Em-pereur, une Congrégation générale, pour entendre les intentionsduPape, dont les Cardinaux avoient fait esperer de donner de bonnesnouvelles. Le Cardinal de Pise, qui étoit arrivé le jour précédentavec les trois Cardinaux députez,lut dans cette Assemblée les Articlessuivans de la part du Pape : „ Que si le Pape, étant en liberté dele faire, ne jugeoit pas à propos, ou ne vouloir pas céder en per-sonne,il établiroit pour Procureurs irrévocables de fa Cession,dansJa forme 6c aux conditions qu’il l’avoit promis, tout le College" des Cardinaux, 6c chacun d'entre eux, enfortc qu’au refus du con-33 sentement de tous les autres, s’il y en avoir trois qui convinssent” ensemble,ils seroient autorisez à céder pour lui,quand mente il n’yjj consentiroit pas (65? ipfo nolenîe). Que de trente-deux Prélats qui se-», roient choisis par les Nations, il en établiroit huit pour Procu-,, reurs, avec.les Cardinaux, 6c que quand trois de ces Prélats con-viendroient ensemble , ils pourroient executer la Cession,mêmesans le consentement des Cardinaux.Que les Cardinaux seroient ses*’ Vicaires dans le Concile,6c qu’il y en auroit toujours un qui y pré-" sidérose en se place.Que le Concile ne seroit dissous ni transférés), (” jusquîà ce qu’on eût achevé l’affaire de l’Union 6c de la Réforma -»» tion de l'Eglise,de quoi il seroit expédier une Bulle. Que commeil pouvoir avoir besoin des Cardinaux, 6c les Cardinaux de lui, ilsauroient une entiere liberté d’aller 6c de venir, pourvu qu’il en de-j nteurât toujours assez à Constance pour y pouvoir tenir se place.Que pour fa personne il jouïroit toujours de toute sorte de liberté' 6c de sûreté, quelque part 6c dans quelque Etat qu’il fût, soit33 après, soit avant se Cession. Que quand il l’auroit faite on pour-" yoiroit à son état, sens qu’il fût obligé de solliciter pour cela.-m Que,comme î’avoient demandé les Ambassadeurs du Roi de France,fí pourroit demeurer en toute fureté à une ou deux journées de,, Constance, pendant un mois ou cinq semaines. Qu’on n’entre-prendroit rien contre Frédéric d'Auftrichey au moins pendant uncertain tems. Que le Pape auroit toujours une Cour suffisante33 en quelque lieu qu’il fût, n’étant pas raisonnable que le Souverain” Pontife demeurât seul ”. Les Actes portent,qu’à cet Ecrit on enâvoit attaché un autre, où le Pape s’expliquoit sor la Cour qu’ilprétendoit avoir,6c où il adoucissoit les ordres qu’il avoit fait publierpour le retour des Cardinaux 6c des Officiers. Toutes ces proposi-tions parurent 6c contradictoires 6c suspectes, à l’Empereur, aux Al-lemands, aux Anglois 6c aux François, déja fort irritez de la Confé-rence du jour précédent. On jugeoit aisément, par le rapport dtîCar-dinal de Pise, que se Pape faisant semblant de céder, vouloit au fond
con-
(1) La Çlause de ne pas transférer le Concile, est dans les Actes du Vatican &»on dans ceux d’Allemagne, comme le mot de déformation est dans ceux deBruas-$tì c, Leipsic & Gotha, & non dans cepx dç Vienne (k du Vatican.