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Tome premier.
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I4IJ.

DE CONSTANCE. Liv II. 14s

conserver le Pontificat, & se mettre bien en état de s’y soutenir. C’eífcpourquoi, sans avoir aucun égard à ses propositions,on conclut una-nimement, & même avec beaucoup de hauteur, cju’il falloit inces-samment tenir la Session publique pour continuer le Concile.

XI. Cependant les Cardinaux firent afficher un autre ordre AutreConpré-de la part du Pape, portant que.ses Officiers pouvoient encore de- gation fur kmeurer impunément a Confiance, juiqu’à la Quasimodo. Mais quoi-

que le terme fût prolongé dans cette nouvelle publication, elle ne v.d.mr.T.'iy.

fit q u'irriter davantage les Nations & r> n cire le Pape 6 c les Cardinaux p. 79.

de pìus en plus suspects. C’efi ce qui fit que la Congrégation de ce

jour fut encore plus échauffée que les précédentes. Les Cardinaux, Niem ap. v. d.

n’aya.it plus de bonne raison à alléguer, eurent recours à l’emporte- h. x. r/./.400.

ment & aux clan. urs pour faire différer la Session publique, où l'on

vouloir encore mieux affermir i’autorité du Concile qa’clle ne l’avoit

été dans la précédente, parce qu’il y rnanquoit plusieurs Cardinaux,

& peut être aussi, parce qu’on y avoir dit feulement, que le Synodes'appelloit Concile généras &c non qu’i! l'étoit effectivement. Mais lestrois Nations, qui se sentoient appuyées par l'Empereur,ne parièrentpas moins haut que les Cardinaux 6 c les Italiens, & firent tant parleurs instances, que la Session fut résolue pour le 30. de Mars.

XII. C’est pour cela que l’Emprreur fit assembler les Nations (2.) le Autre Congre-lendemain au matin pour régler les Articles qui dévoient être anêtez gatioa_avundans la Session, & dont le principal étoit la continuation du Concile b|iffjF ondans toute son autorité, malgré Pabsence du Pape. Elles arrêtèrent 29. Mars.donc unanimement 1. Qie k Synode de Confiance legitimement assem-blé au nom du St.Esprit,faisant un Concile générales représentant /’Egliseuniverselle,tient immédiatement son autorité de J.C.&que toute personne,

de quelque état & dignité qu'elle soit , fût-ce Pontificale, es obligée d'yobéir en ce qui regarde la Foisextirpation du Schisme ís la Réformatìonde l' !• glise dans son Chef & dans ses Membres . z. Que tous ceux qui re-fuseront opiniâtrement d'obéir aux Décrets, Ordonnances ou.Commande-mens de ce Concile, ou de tout'autre Concile général legitimement assem-blé , Fils ne se repentent, seront punis selon les Loix, de quelque condi-tion, état ou dignité qu'ils puissent être, & que même, s'il efi besoin ,on aura recours contre eux , aux autres voies permises par le DroitCanon {f). On trouve dans un Manuscrit de Vienne que Jean Gersonfit joindre, norpfans grande opposition, aux Articles de certe Con-grégation la proposition que l’Evêquê de Tolentin * avoir lûe publi- *Voyea ci-quement dans la troisième Session, contre la fuite du Pape, dont on deíi ' P' ‘ 41,st parle ci-dessus, mais qui n’avoit pas alors été jointe aux Actes. El-le

<1) La Nation Italienne ne pariât point dans cette Congrégation. V. d. HanT.

IV. p. 80. Schelftr. Comp. Chron. p, 39.

- (3) On insinue par-fà le bras séculier, V, d. Hard. Tom, IV. p 8t. ex Cod. vindob.

Eljìrawtant.

Tom. I.

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