Band 
Tome premier.
Seite
150
JPEG-Download
 

14 - 5 -

Scíîion qua-ttiéme.

30 Mars.V. d. Hard.XilV.f. 86.

ip 'HISTOIRE- DU CONCILE

son Chef & dans ses Membres. Ce qui ne s’accorde pas, avec la pré-tention de Scbeli rate , que l’Empercur avoir obtenu qu'on retran-cherait ceue clause. Mr. F on der Hard t , qui a fouillé dans tousks Manuscrits d’Allemagne & qui les a.représentez avec une fidélitéirréprochable, n’eit pas non plus a cet égard du sentiment de Schel-flrate dent il rappoue aufiì lts paroles. Car il prétend que tout l'a-douçiflemcnteque les Caidinaux purent obtenir, fut qu’on ne liroitpas l’ArtiCíe perlonnel qui acculoit le Pape de Schisme 6c d’Hérésie,à cause de la fuite, 6c que les Nations ne voulurent rien relâcher nisupprimer des autres Articles. II en fallut donc pasièr par-là. L'heu-re ae la Séance étoit arrivée,la Méfié étoit même déja dite, les Pré-lats avoieut pris leurs piaces, & les Cardinaux, qui'ne pouvoientplus défendre le terrein, prirent enfin le parti d’aller au Concile avecl'Empereur & les Députez des Nations. De forte que le résultat d<cette Assemblée se doit réduire à ceci, si l'on n’en veut rien dire que. de certain , i. Que l’Empereur persista dans le dessein de pousserle Duc d’Austriche, malgré les remontrances que lui fit l’Universi-té de Paris pour l’en détourner, z. Que les Cardinaux consentirentde se trouver à la Session. $. Que ce fut dans l’esperance dcquelque tempérament à l'égard des Articles qui avoient été résoluspar les Nations. Mais il n’eft pas aisé de juger en quoi consis-toit ce tempérament, parce que cette Conférence se tint de vivevoix, & apparemment d’une maniéré tumultueuse, de sorte qu’il pûtfort bien y avoir du mal-entendu, comme cela paroîtra par la Sessionsuivante.

XVI. Il étoit difficile qu’elle ne se ressentit pas de la confusion& des brouilleries de l'Assemblée précédente. C’est pourquoi il enfaut faire l’Histoire avec tant d’exactítude 8c de précaution que leLecteur soit en état de démêler ce qu’iî y a de certain d’avec ce qu’ily a de douteux. Jordan des Ursins (t) Cardinal y présida, sansdoute comme l’un des plus anciens Cardinaux , qui fussent alorsprésens. Ils s’y trouvèrent tous, hormis ceux qui étoient malades %du nombre desquels étoit le Cardinal de Cambrai (z) qui n’y parûtpoint, 8c apparemment celui de Viviers qui auróit dû y présider,

cora-

(1) II avoit été fait Cardinal par Innocent VII. Après la mort de ce Pape il s’at-tacha à Grégoire XII. Ion luceesseur, mais voyant son obstination à garder le Ponti-ficat malgré les sermens , il le joignit au Concile de Pise. Alexandre V. élû dans csConcile, changea son titre de St. Sylvestre , & de St. Martin en celui de St -Laurent& de St. Damass. Jean XXIII. ayant succédé à Alexandre V. l’envoya Légat enEspagne pour s’y faire reconnoître Pape contre Benoît XIII. Etant de retour, il futenvoyé Légat dans la Marche d’Ancone. Le même Pape le fit Cardinal d' A lie, &Grand Penitencier de l’Eghse Romaine. Quoique la famille des Urjìns & celle desColonnes exerçassent depuis longtems de grandes inimitié!, il ne laissa pas de don-ner fa voix à sélection à’Otton de Colonnes uccesseur de Jean XXIII. fous le nom deMartin V. Ce Pape l'envoya en 1418. en France pour pacifier ce Royaume avec,V Angleterre, &c en 1415. en Boheme & en Hongrie contre les Hufiites. En 1431.il donna fa voix à Euiene IV. au Concile de Balle, & demeura conlìarafnent dans