1415 .
L. Avril.
Jean Hus estmer.éà la For-teresse deGot-leben.
Jî/i.48.49.50.5.1. 51.
ïfó HISTOIRE D U CONCILE
se de peu d'importance (1). Mais il me semble qu’il quitte ici lë ca-ractère d’Historien, pour prendre le parti des Cardinaux contre leConcile. Les Cardinaux prétendoient à la vérité que ces Articles*que Zarabelle n’avoit pas voulu lire, méritoient encore délibération ,8 c ils l’avoient en effet demandé par leur dernier Mémoire. Mais lesNations, qui prétendoient, de leur côté, en avoir assez mûrementdélibéré, & qui vouloient persister dans leur sentiment de ne rienchanger à ces Articles, ne furent pas d’avis d’entrer à cet égard dansaucune nouvelle délibération. Ainsi, n’ayant pas voulu retoucher cesArticles, Sc T Assemblée du premier d’Avril, n’ayant été formée quepour faire des reproches à Zarabelle Sc aux autres Cardinaux de l’o-miífion qui avoit été faite dans la Session précédente, on ne peut pasdire que le Concile aît regardé cette affaire comme une chose de peud’importance. Le but de cette Assemblée paroît assez par les plain-tes que Bemît Gentien porta publiquement contre l’omiísion du Flo-rentin , laquelle il attribue à tout le College des Cardinaux, Sc furquoi, il dit même qu’ils ne méritoient plus d’être écoutez aprèsune pareille entreprise (2,). On n’eût point en estât d’égard auxinstances des Cardinaux, puisque le lendemain les Députez desNations résolurent que les Articles , ou tronquez , ou ômisdans la Session quatrième , feroient lûs tous entiers dans la cin-quième.
XIX. Qu o 1 qjj e l’affaire de Jean XXIII. occupât beaucoup leConcile, on ne négligeoit pourtant pas les autres. D’un côté, lesCommissaires de Jean Hus faisoient tous leurs efforts pour l’obliger àquelque rétractation, Sc de l’autre ses ennemis n’oublioient rien pouraggraver fa condamnation, comme il s’en plaint dans plusieurs de sesLettres. Quoiqu’en prison, infirme, Sc harcelé en plusieurs maniè-res, il ne laissoit pas de répondre à tout en particulier. Mais il dé-claroit en même tems qu’il souhaitoit d’avoir une audience publi-que, Sc que,quelque chose que fissent ses Commissaires,il prétendoitne s’en tenir qu’à la décision du Concile. II y avoit long-tems qu’ilíollicitoit inutilement cette audience. L’Empereur la lui avoit mê-me promise, comme Jean Hus le témoigne dans íâ Lettre trente-quatriéme,quoiqu’au fonds il ne s’y attendît pas beaucoup (^.Pendantqu’il étoit là-deslus entre l’esperance Sc la crainte, il fut transférédans une nouvelle prison. Car les gens du Pape, qui le gardoient chezles Franciscains, Sc dont il se loue même extrêmement, dans û Let-tré
(1) Pofl quartas» Seffìonem Patr. Constant, non instituant de Articulis & Decretis con-troverfis examen publicum çoram Nationibas r neque statuant coram Conttlio ipso haben-dam , sed quafi de re parvì momenti ageretùr , nominarunt aliqtios qui cum CardinaíiTlorentino de/uper agerent. Schelstr. Comp. Chron. fol. 41.
(z) ln qat talìa fr/tsumentes non funt dignì ut amodo admittantur. V. d. Har. T. 1 Up. 281.
( 3 ) tiogo adhut propter Deutn , omnes Domini congregati pétant Regem pro finale au-. dìentia, fui*, ex quo jolus mibi dtxil in Concilio , quod proxime daturi Jint tnìhi audien-
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