DE CONSTANCE. Liv. IF. 161
• obligé de s’en retirer. Ce prétexte n’étoit plus rccevablc cn efFet, ^ ^ *Ha r ‘dpuisque l’air ne lui avoit pas paru meilleur à Schafhousc où il avoit T W p ar C} ^écrit d’abord qu’il lé trouvoit si bien. II dit donc nettement ici v.d.Har.Tjv.„ qu’il n’a quitté Constance pour aller à Schafhousc que par la juste j>- 101.
„ frayeur d’être arrêté,8c de ne pouvoir exécuter ce qu’il avoit pro-„ mis en faveur de l’Union del’Eglisc, qu’il témoigne avoir autant % re foterat i„„ à cœur que jamais Et afin de rendre le Concne & l’Empereur cmfiamem.plus suspects, il ajoute ,,que quelque sujet d’appréhension qu’il eût„ à Constance, il se scroit expoíë à tout événement, s’il n’avoit,, craint que Benoit XIII. êc Grégoire XII. apprenant qu’on l’avoit„ arrêté ne plissent cette violence pour prétexte de ne vouloir pas,, céder, & que par-là on ne perdît toute espérance d’éteindre le,, Schisme. Que c’étoit cette même raison qui l’avoit encore obligé„ de sc retirer à Lauffenberg, même avec précipitation, ■& pen-„ dant un grand orage, n’ayant eu le tems que de célébrer l’Ossice„ Divin, parce qu’il ne se trouvoit pas plus en sûreté à Schafhousc,
,, qu’à Constance (l) Je laisse au Lecteur à juger de la sincéritéde cette Bulle, pour remarquer seulement que, si l’on en croît Théoào-ric de Nient , son Secretaire, il n’est pas vrai que Jean XXIII. nepartît de Schafhousc qu’après avoir célébré l’Office Divin. Car cetAuteur dit expressément, qu’il ne l’avoit ni célébré lui-même, nifait célébrer en sa présence (2.). Le Concile dit aussi dans fa Lettreapologétique, qu’il sc retira pendant qu’on célébrait l’Ossice,commeon le verra dans son lieu. Cependant Rcichenthal témoigne qu’il nese retira qu’après l’Ossice.
XXIV. Cette Bulle produisit divers effets. Elle intrigua beau- Congrégationcoup quelques Cardinaux, aussi-bien que plusieurs Officiers du Pape, générale tou-& divers Prélats d’Italie, tant de ceux qui avoient resté à Constance,que de ceux qui y étoient déja revenus. Partagez entre l’esperance Ude voir le Concile dissous par cette seconde fuite du Pape, êc lacrainte de perdre leur fortune, si on le continuoit, malgré son ab-sence, ils ne savoient à quoi 1e déterminer. 11 y eut pourtant ungrand nombre tant de Cardinaux (3), qu’Archevêques, Evêques &
Officiers de la Cour du Pape qui prirent le parti de suivre JeanXXIII dans la vaine elperance de la rupture du Concile. D’autrecôte, l’Empereur & tout le Concile furent extrêmement indignezde la seconde fuite du Pape, mais fur tout de la raison qu’il en alle-guoit, quoi qu’a dire la vérité, elle ne parut pas trop mal fondée.
C est ce qui obligea 1 Empereur à faire assembler une Congrégationgénérale pour entendre de nouveau le rapport que l’Archevcque deRheims avoit déja fait de son Ambassade auprès de Jean XXIII ,afin v.d.Har.T.m
que A94-9Ï*
versus caflrum Làuffenberg. Niem. ap. V. de Bard. T. U. p. 399.
(3) Rcichenthal nomme cinq Cardinaux.
T O M. I.
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