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i 7 o HISTOIRE DU CONCILE
GuilUmann. derébus Hehetitislll.ll p.110.
Stumph. Hifl.Concil Const.fol. 44 .
Gérard. Roo.ubi supr.
Los ubi supr.
senhoven ( 1 ), Frawenfeid (1), Winterthour (3), & plusieurs petites-Places de la Suabe. Quelques Historiens disent que l'Evêque deCoire, 6c le Comte de Toggenbourg assiégèrent inutilement Feldt-kirch, petite Ville du Tirol, cependant Dacher témoigne qu’elle futprise. Schafhouse s’étant aussi rendue, en peu de tems, acheta deSìgismond le Droit de Ville Impériale, moyennant une bonne som-me d’argent. Mais l’Empereur ne trouva pas la même facilité dansle reste des Suisses. Ils se défendirent assez long-tems de prendre lesarmes contre Frìderic, à cause d’une Trêve de cinquante ans, qu’ilsavoient frite avec lui, quoique le Concile leur eût déclaré, qu’ilsn’étoient pas obligez de garder ce Traité avec un ennemi public. Ce-pendant se voyant menacez d’être eux-mêmes excommuniez, 6c misau Ban de l’Empire, ils furent enfin contraints de prendre les armes,à condition que l’Empereur ne feroit point de Paix avec le Duc fansles y comprendre, 6c que ce qu’ils acquerroient dans cette Guerre,leur demeureroit à perpétuité. En effet ils ont toûjours gardé lePaïs & Argo w, dont ils s’emparerent alors, aussi-bien que de Bade enSuiíle, de Meìlingen , 6c de quelques autres petites Villes des en-virons. L’Electeur Palatin, dont Frideric avoit épousé la sœur, íesaisit de quelques Places de l’Alsace,qui étoient au Duc,non commeennemi, mais dc concert avec lui, pour conserver la Province. L’in-fortuné Duc, qui s’étoit cru à l’abri de la tempête fous la protectiondes Suisses, fut extrêmement allarmé de cette nouvelle. Dépouilléd’une grande partie de ses Etats, poursuivi par ses ennemis, aban-donné de ses amis 6c de ses alliez, il ne savoit à quoi se résoudre. IIne trouvoit pas de sûreté à s’aller remettre entre les mains de l’Em-pereur, en lui demandant grâce, 6c il n’étoit pas non plus en état delui résister, quelque instance que lui en fît Jean XXIII , qui nevoyoit plus de siilut, ni pour l’un ni pour l’atitre, que dans le déses-poir. Pour l’encourager, ce Pape lui représcntoit, „ que ce n’é-
,, toit-là qu’un orage qui ne feroit que passer, qu’il étoit impossible„ que le Concile subsistât en son absence, que dés qu’il feroit dis-„ fous, la plupart de ceux qui n’avoient pris les armes que pour le„ maintenir les quitteroient, qu’alors il feroit ailé de faire tête àr , l'Empereur; que l’argent ni le monde ne leur manqueroient point;,, qu’il alloit incessamment solliciter du secours en Lorraine, 6c en„ Bourgogne; 6c qu’ensin n’ayant aucune grâce à esperer ni duCon-
,, cile
(1) Ville de l.î Saisie entre Stem & Schajfoufe.
(î) Capitale du Comté de Tutgaw en Suiíle.
(3) Autre Ville <Ju Turgaw.
(4) Antoine, Evêque de Raguxe pour la Nation Italienn t ,Walter, Prieur de l’Or-dre de S. Jean de Jérusalem pour la Nation Françoise. Guillaume Grach, Professeuren Théologie, pour la Nation Ançloise. Pierre Dettinger, Docteur en Droit, pour la.Nation Allemande. Vmder Hardi, ub.fupr.p. 104.
( 5 ) Reichenthal remarque, que personne. n'aLa au devant de ces Prélats, si.ce. n'eílpqur se moquer d'eux..