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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. t 9f

mfoignage que les Seigneurs de Boheme, qui étoient à Constance, luirendoient d’avoir fait toutes ses diligences pour rendre raison de sa Foiau Concile, & de ne s’être retiré que parce qu’on lui avoít refusé unSaufconduit en bonne forme. Quoiqu’il en l'oit, Reichenthal ajoûteque les Ecclésiastiques, scandalisez des discours de Jérôme de Prague ,le dénoncèrent au Commandant de la Ville, qui leur ordonna de gar-der le secret Sc d’attendre jusqu’au lendemain ; Qu’en effet le lende-main le Commandant arrêta Jerôme, lui déclarant qu’il falloit qu’ilretournât à Constance, pour y rendre raison des discours injurieuxqu’il avoit tenus contre le Concile ; Que Jerôme soutint qu’il n’avoittien avancé que de véritable, Sc que d’ailleurs on n’étoit pas en droitde l’arrêter, parce qu’il avoit un Saufconduit. Mais que cet Officierlui avoit répondu, que, Saufconduit eu non fl falloit aller à Constan-ce , Sc qu’en effet il l’y sit ramener. C’est encore ici un de ces en-droits qui me font soupçonner ope. Reichenthal a été mal informé. Carquand Jerôme auroit pu recevoir ce Saufconduit, bien loin de lui pou-voir servir dans cette occasion il faisoit contre lui, par la clause desauf la justice , & les intérêts de la Foi Catholique \ puis qu’ayant malparlé contre un Concile Oecuménique, il s’étoit rendu indigne detout Saufconduit, selon 1a doctrine du Concile même. Deux Rélationsécrites dans le tems par des Disciples de Jerôme de Prague , rappor-tent plus simplement Sc avec plus de vraisemblance, qu’il fàitarrêté à Hiríaw par des Officiers du Duc de Sultzbach , que de oper.ms.part.là ayant été mené à Sultzbach, il y fut gardé en attendant les or- 49 3Si-

stres du Concile,auquel l’un des fils de Jean Comte Palatin du Rhin,

Duc de Bavière, Sc Prince de Sultzbach, donna avis de la détentionde Jerôme ì Sc qu’en fin ce même Seigneur ayant reçu ordre de ren-voyer à Constance, il y fut amené chargé de chaînes.

XLIX. Quoique Frideric d'Auftriche se fût attiré íà disgrâce Louis de Bs-par sa faute, plusieurs grands Seigneurs ne laisioient pas de s’interes- V en intcrce Tfer fortement pour lui auprès de 1 Empereur, Sc<entre autres Louis de r - lc d’Anstri-Baviere d'Ingolftadt, l’un des Ambassadeurs du Roi de France au Con- tke.cile. L’Empereur,qui ne vouloit pas perdre Frideric , mais seulement s P m &- an -l’obliger à réparer sa faute, ayant dit à Louïs de Bavière lors qu’il Ird^Hardlririntercedoit pour Frideric , que le vol ne se pardonnoit point sans refiitu- p. 136 .tion ì le Bavarois comprit aísez par là, que l’Empereur vouloir ravoir Lheod. vríe ap.Jean XXIII. à quelque prix que ce fût, Sc que fans cette restitution V ' d ' Hard ' X ' Imil n’y avoit point de Paix à esperer pour Frideric. II pria donc l’Em- ^pereur de lui accorder un Saufconduit pour ce Duc , se faisant fortde le ramener au Concile, Sc de le disposer à y faire revenir le Papelui-même. L’Empereur Sc le Concile, qui ne demandoient pas mieuxque de faire rentier Frideric d'Justriche dans son devoir, lui accor-dèrent

(ï) Maìmbotirg suivant les mêmes traces dit que Jerômi avoit bien bà quand iltint ce Discours, ub. fup. p. 215.

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