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t. Mai.
ïí>8 HISTOIRE DU CONCILE
présenté au Pape. Car il se contentoit de promettre & de jurer, qu'ilétoit prêt à céder purement & simplement , dès qu'm auroìt pourvu à faliberté , à son état de la maniéré , V dans la forme qu'il l'avoit proposéaux Cardinaux de St.Marc, & de Florence , és à ïEvêque de Carcas -sonne , qui étoit aussi du nombre des Députez, du Concile. Cette Pro-curation fut rejettée unanimement, de même que les demandes ex-cessives, qu’il savait bien qu’on ne lui accorderait pas, & qu’il nefaisait que pour avoir une occasion de se plaindre. On ne pense doncplus qu’à tenir une Session publique, pour executer la Citation quiavoir été résolue.
Assemblée des LII. Avant cette Session on s’aíîèmbla à sept heures du matinNations avant dans la Sacristie , pour délibérer encore une fois fur ce que les Na-ja. Seffion pu- rions avoient arrêté les jours précédens. Comme on n’avoit poincaidé Mai. voulu accorder aux Cardinaux le Privilège de donner leur voix dansSchelst.ASí .i c les Assemblées Nationales, en qualité de Cardinaux, & comme Mem-Gest.p.i 35. bres de ce College , mais feulement comme Députez chacun de se
J-f"- Nation; ils n’y assistoient que très-rarement. C’est pour cela qu’onspond.an. 1415. s’assembloit quelques heures avant la Session publique, pour leur faire». xyu. part de ce qui devoir y être lû, & pour tâcher d’avoir leur approba-tion. Ils s’étoient déja plaints plusieurs fois de ce procédé du Concileà leur égard, comme d’un mépris manifeste, mais toujours inutile-ment, parce qu’ils avoient rendu leur conduite entierement suspectede collusion avec le Pape. lis postèrent encore les mêmes plaintes,dans cette Conférence du matin, mais avec aussi peu de fruit. Ilscurent beau représenter ; „ Que le tems étoit trop court pour dé-
„ libérer fur des choses aussi importantes que celles dont il s’agiíîoit ;„ Qu’ils méritoient mieux d’être comptez pour une Nation que les„ Anglois, qui n’avoient que vingt Députez entre lesquels il ne se„ trouvoit que trois Prélats, au lieu qu’ils étoient seize Cardinaux,,, fans compter ceux qui dévoient venir encore ”. 11 n’y eut pas
moyen de rien obtenir. On leur répondit qu’ils pouvoient se trouveraux Assemblées de leurs Nations, pour y donner leur voix, commeles autres Députez, mais qu’ils n’auroient aucune autorité à préten-dre en qualité de Cardinaux. Comme ils voyoient k cause de JeanXXI 1 L tout-à-fait déplorée par toute fa conduite, 6 c sur tout parle retour de Frideric son Protecteur à Constance, ils furent obligezde céder, & de se trouver à la Session où il s’en rencontra douze.L’Empereur y étoit présent, le Cardinal à'Ostie y présida, & leCardinal de Raguze y célébra la Messe du St. Esprit.
LUI- L’affaire de Jérôme de Prague fut la première qu’onagita dans cette Session. A la réquisition des Procureurs du Conci-le, il fut résolu de le citer pour la seconde fois , n’ayant point ré-pondu à la première Citation, qui s’étoit faite en bonne Sc dûë for-me
Seffion Vll.eaprésence dei’Empcreur.r. de Mai.
V. d. Hard. T,
W. f. 140.
( 1 ) Serenisitifui vtro Rotnanorum Rex pr&fattu dixit , quoâ plactt , 4 uod detur fi bi Sal-
. vus-