DE CONSTANCE. Lir. II.
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V. d. Bard. T,iv.p.in.
L. Les Prélats, que le Concile lui avoit envoyez & qui s’en re- 1415-tournoient fur leurs pas fans avoir rien fait, furent bien agréablement Conciífren- 1 *surpris de trouver à Fribourg Lotus de Bavière & quelques autres contrent JeanSeigneurs, qui leur dirent que,s’ils vouloient attendre quelques heures, xxui. à Fri-ils pourroient exécuter leur commission auprès de Jean XXIII. Ce b ° urg ^ Avii !Pape fut bien mortifié de rencontrer à Fribourg les Légats du Con- i7 \ ' ll *cile, à qui il n’avoit pas voulu donner réponse à Brifac. Ils lui réité-rèrent la prière qu’ils lui avoient faite, de donner fa Procuration, &:de choisir une des Villes qu’on lui avoit proposées, pour traiter del’affaire de l’Union, lui déclarant que fans cela le Concile étoit ré-solu de procéder contre lui. On peut aisément juger qu’il n’écoutapas tranquillement cette déclaration. II promit pourtant de répondrele lendemain, mais il le promit d’un air fâché, qui ne donna pasgrande efperance aux A mbaíìadeurs. L’érant allé trouver le lende-main ils le surprirent au lit où il les reçut d’une maniéré (1 j fort indé- i8.d’Avrir.cente, à ce que rapporte Niem , qui par parenthèse n’a point épar-gné ce Pape. II ne leur donna point la Procuration qu’ils demandoient,mais il promit de l’envoyer après eux au Concile, ôc fe contenta deleur mettre entre les mains la même liste de prétentions qui avoientdéja été proposées de fa part quelques jours auparavant par l’Arche-vêque de Genes. A l’égard de fa Procuration, il la confia au ComteBerthold des Urjtns,avec charge de la garder,ou de la donner au Con-cile, selon l’occasion êc par son ordre feulement. Cependant il exer-çoit (r)dans Fribourg la Simonie avec fes Courtisans,comme il avoitfait à Constance même, tout le tems qu’il y fut, à ce que rapportele même Auteur que je viens de citer, & qui en étoit témoin.
LI. Les Légats du Concile étant revenus à Constance,au terme Retour desqui leur avoit été prescrit, l’Empereur assembla les Nations pour en-tendre leur rapport. Mais le Concile n’eut pas sujet d’en être fort r.z>. d'Âvrik.content, puis qu’au lieu de la Procuration de Jean XXIII. ils don-noient seulement efperance, qu’il l’envoyeroit au plutôt. Ce délai,joint aux prétentions exorbitantes qu’il faifoit encore réitérer parces mêmes Légats, fit juger qu’il n’avoit autre dessein que d’amuserle Concile. C’est ce qui fit prendre la résolution d’exécuter, dans laSession prochaine, la Citation dont on étoit convenu,il n’y avoit quequelques jours. Mais le Duc d’Austriche étant arrivé à Constance,pour faire fa Paix avec l’Empereur & le Concile, le Pape vit bienqu’il n’y avoit plus de tems à perdre, & qu’il falioit aussi penser àse sûreté. 11 fit donc partir aussi-tôt le Comte des Urjins , à qui ilordonna de présenter au Concile la Procuration qu’il lui avoit miseentre lek mains. Mais il s’en falioit beaucoup qu’elle ne fût conforme %poìd‘ 'ad'anau plan que le Concile avoit donné à fes Légats, & qu’ils avoient 141 {.n.xx/s.
, pré-
3o,d’AvriLV. d. Har.T. IX.
(2) Sitnoniam ihi Uberi exercebant , prout prms apud nos tttnc exjìjhntts facero confus’vtrant, Niem , ubi fup. p, 403. 404.
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