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Tome premier.
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204 HISTOIRE DU CONCILE

!4r;. mais sort inutilement, puisque cette Doctrine faifoit tous les joursde nouveaux progrès. 11 eut même des partisans d’une grande dis-tinction. Entre autres Nicolas de Herefordy Maître en Théologie %se signala en faveur de Wiclef.. II encherit même beaucoup, à cequ’on prétend , sur ce dernier. 11 faut encore mettre dans le rangdes principaux partisans de Wiclef Philippe Repingdon , Chanoine deLeicester, & Docteur en Théologie,qui fut depuis Evêque de Lin-coln. Dans se premiere Leçon il s’étendit beaucoup fur les louan-ges Lc fur rOrthodoxíe de Wiclef. Comme il devoir prêcher le jourde la Fête-Dieu,les adversaires de Wiclef y craignant que Repingdon neprêchât ce jour-là la Doctrine de ce dernier , prierent l’Archevêquede Cantorberi de faire publier â Oxford la veille de cette Fête les Ar-ticles de Wiclef qui avoient déja été condamnez. C’est' ce qui enga-gea l’Archevêque à ordonner à Pierre Stokys , qu’il savoir être fortanimé contre les Lollards ou Wiclefites , de faire cette lecture le mê-me jour que Repingdon devoir prêcher. Ce Prélat écrivit en mêmeteins au Chancelier de fe trouver à la lecture, que devoit faire Sto-kys , des Articles de Wiclef y qu’on avoit condamnez. Mais le Chan-celier le refuse vigoureusement » disent qu’aucun Evêque n’avoit l’au-torité de juger des hérésies dans l’Université. Ensuite ayant aííèm-blé les Procureurs & les Maîtres Séculiers tant Régens que non Ré-gens de PUniversité,il déclara à Stokys , que, bien loin de le soutenirdans cette affiiire , il s’y opposerait de toute se force, & même àmain armée. En effet le jour arrivé, le Chancelier, le Préteur, ôcles Procureurs fe trouvèrent au Sermon avec un bon nombre d'hom-mes armez. Le Prédicateur déclama beaucoup contre l’état de l’E-glíse, soutint Wiclef en toutes choses, & avança même que quicon-que ne prioit pas pour les Seigneurs Séculiers avant que de prier pourles Evêques, & même pour le Pape, enfreignent l’Ecriture Sainte.Quand le Sermon fut sini le Chancelier accompagné de cent hommesqui avoient des armes fous leurs habits, attendit le Prédicateur à laporte de l’Eglife, & lui donna de grands éloges, pendant que Stokys ,qui n’ose pas ouvrir la bouche, fut sifflé de tout le monde. Ce der-nier ayant été cité par l’Archevêque, pour rendre raison de ce qu’iln’avoit pas exécuté ses ordres, lui répondit, qu’il ne l’avoit pas fait,parce qu’il y alloir de se vie, & de ceux qui étoient avec lui. Cepen-dant quelque tems après ils furent tous obligez de fe rétracter. C’eítce qui fit apparemment que Guillaume de Courtenaiy devenu Archevê-que de Cantorberi , ne nomma ni Wiclef ni ses adbérans dans le Syno-de, qu’il convoqua à Londres en 1382, où il condamna dix Propo-sitions de Wiclef , comme hérétiques, & treize comme erronées sim-

ple-

( t) Voyez ces Propositions dans levts, p. 373.

Ci) Tofít Univerfilzs Oxmienjss ab annis 30. lipt , tenuit & fiuduit llbros ipfiui M,Jean. Wkieff. Defens. contr. Anglic. Joan.Stokes Oper. T.I. Fol. 109, b.

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