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Tome premier.
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236
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I4IJ.

Le Concile &I’Einpereurenvoient àFribourg pourramener lePape.

9. Mai.r d. Hard.

T. IV. p. 163.

Spond. ad an,I4>!-?> 745-

Détr.ê’ez desChevaL-rs del’O.ire Feu-tonique avecles Polonais.

u. Mai.

V. d, H-ard,X. LV. t». 164.

z}6 HISTOIRE DU CONCILE

il y fat résolu de défendre le Pais contre l’Empereur. Ensuite de cet-te résolution Ernest alla visiter les autres Places duTirol, pour lesmettre en état de sc bien défendre en cas d’attaque. Cependant lesAmbaíîàdeurs de l’Empereur arrivèrent au Tírol avec des ordres deFridenc , d’en remettre les Places à fa Majesté Impériale ; mais Er-nest leur répondit brusquement , „ qu’ils- pouvoient s’en retourner

,, d’où ils croient venus, que l’Empereur s’étoit déja assez enrichi„ anx dépens de Fridenc , qu’il s’y sc roi t opposé de toutes scs forces,„ s’il l’avoit fû, & qu’ii étoit bien juste, qu’il lui conservât quelque,, chose

LXIII. L’Empereur trouvant trop de difficulté à entrepren-dre de réduire le Tirol, reprit les affaires du Concile, satisfait pour leprésent de garder Frideric en otage. Comme il étoit impossible que ceDuc exécutât seul la promesse qu’il avoit faite de ramener Jean XXIIF.à Constance, le Concile lui députa à Fribourg les Archevêques de Be-sançon, 8c de Riga pour i’engager à revenir, 8c de son côté l’Em-pereur y envoya leBurgrave de Nuremberg à la tête de 300. hommes,afin d’employer la force, en cas que les voies de la persuasion neréussissent pas. Dès qu’iis furent arrivez à Fribourg, leur prémiereprécaution fut de mettre des Gardes aux avenues de la Ville, de peurque le Pape ne leur échappât. Ensuite les Prélats étant allez letrouver, déployèrent toute leur éloquence , pour le persuader deretourner avec eux au Concile, où il étoit cité pour se défendre pu-bliquement dans la neuvième Session, qui se devoir tenir le treizièmede ce mois. Le Pape les reçut d’un air assez gai, 8c leur témoigna,qu’il étoit prêt d’aller avec eux à Constance, 8c même qu’il étoitfâché d’en être sorti de la maniéré qu’il l’avoit fait. II ne faifoitnéanmoins de si belles protestations que pour amuser les Députez,pendant qu’il negotíoit en secret quelque accommodement avec leConcile. Car il envoya le lendemain, à leur infû, une Procurationa trois Cardinaux, savoir à celui de Cambrais à celui de St. Marc8c à celui de Florence , pour plaider fa cause dans le Concile, le jourqu’il devoir comparaître. Mais cette Procuration ne fut ni admisepar le Concile , ni acceptée par les Cardinaux , à qui elle s’ad-dreísoit.

LXIV. Cependant on ne laissoit pas de travailler à d’au-tres affaires , à mesure qu’elles sc présentoient. Ce fut dans cetems qu’on nomma des Commissaires, pour examiner les démêlezdes Chevaliers de l’Ordre Teutonique avec les Polonois 8c avecleurs autres voisins. Comme c’est ici une des plus importantesaffaires qui puissent occuper un Concile Oecuménique, Sc qu’elle

inte-

(,1) Les Prussiens avoient été convertis au commencement du XIII. Siecle, parWaldemar II, Roi de Danemarc, mais comme cette conversion avoir été forcée,elle n’eût pas de fuite. Cranta, Vond, p, 162, Dt*&lojft Hist. Pol, Li. VI. p. 644. Cranta,,

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