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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. 237

intéressé en quelque sorte tout le Genre humain, il saur d’abord en Mis-donner une idée générale,en la prenant, autant qu’ii le peut, dès son Xauder.Chron.origine. C'est pourquoi nous ne ferons pas difficulté de retracer ici p KO rtb‘mst.Ecd.ce qui a été dit de cette affaire dans l’ Histoire du Concile de Pise , à la- />. 518.quelie on peut avoir recours pour en savoir plus de détail (a). II y (a; nist.duavoir environ deux cens ans que les Polonois, déja Chrétiens depuis p*™'ffplus de deux Siécles, se trouvant exposez aux courses & aux inva- ' ’ p ' á ‘lions fréquentes des Prussiens, (1) encore engagez, ou retombezdans l’Idolatrie Payenne, avoient appelle à leur secours les Chevaliers del’Ordre Teutonique, inílitué vers la fin du douzième Siecle. LesPolonois, en considération de ce secours, avoient donné aux Cheva-liers , fous certaines conditions, quelques Pais au voisinage de laPrusse, & tout ce qu’ils pourroient prendre dans cette Province furlaquelle Conrard Duc de Masovie avoir de grandes prétentions. Cettedonation fut confirmée par l’Empereur Frideric //, Sc par les PapesHonoré Ils Sc Grégoire IX. , qui accordèrent ontre cela des Indul-gences aux Chevaliers pour la conversion des Infidelles de tous cesclimats, avec des Luises qui ses mettóient en possession de tous leursPais. Sous ce prétexte de convertir les Infidèles, ils mettóient toutà feu Sc à sang, tant en Prusse, qu’en Lithuanie, Sc dans tout levoisinage, fans épargner même les Polonois leurs bieníaicteurs, toutChrétiens qu’ils étoient. II y avoir eu depuis longtems de longuesSc sanglantes guerres à cette occasion entre les Polonois Sc ses Cheva-liers, qui étoient soutenus par le plus grand nombre des Princes Chré-tiens d’Allemagne. Et même , quoi que les Chevaliers eussent étédéfaits en plusieurs batailles rangées, leur zele , ou plutôt, leur am-bition Sc leur avidité ne leur permettant d’obferver ni Paix ni Trê-ve, ils revenoient toûjours à la charge, fous ombre que les Polonoisne s’employoient pas avec assez d’ardeur, ni à la conversion de cequi restoit d’Infidèles dans ces Contrées, ni à la réunion des Grecsà l’Eglise Latine. C’est ce que l’on peut voir dans Y Histoire du Con-cile de Pise , par des Lettres de Ladiflas Jagellon Roi de Pologne &d’ Alexandre Withold , Grand Duc de Lithuanie, addressées fur ce su-jet à toute la Chrétienté, Sc en particulier à l’Empereur Robert ..

LXV. Il y a beaucoup d’apparence que ces Lettres n’eurcnt t. es Chevalierspas un grand succès,puisque la Guerre continua toûjours, soit par la battus,négligence que Théodoric Niem reproche à Jean XXIII. à cet égard, Níem T a P- v - d -soit par la fureur imprudente des Chevaliers, qui vouloíent toûjourssc battre, Lc étoient toûjours battus. Ils le furent à platte couture Ion. l.x. % 6 o.en'i4io,dans cette sanglante bataille où leur Grand Maître (2) fut tué, Au mois deLc toute leur Armée taillée en pieces. Bohuslas Balbinus témoigne, Juillet,dans son Abrégé de l’Histoire de Boheme, qu’il a vu en manuscrit

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p. 334. Bzovius ad ann. 1394. ». VU. 1396. », IX. 1403. ». XVII. 14x0. ». XXXULipond. ad an. 14x0. ». II.

(2) Le Grand Maître s’appelloit Vlrìc Jannìnus.

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