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Tome premier.
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Zso HISTOIRE DU CONCILE

Mission habituelle vient de J. C. par la consécration de VEvêque. L&Mission Locale se fait par la permission, ou par Tordre du Prélat du lieu.Je suis donc bien étonné , mon cher Frere, que vous ayìez entrepris, fanscette derniere Mission , de visiter plusieurs Eglises , if d'y prêcher. Dansle quatrième Chapitre l’Auteur réfuté çe que Jacobel avoit avancéconformément aux principes qu’on attribuoit à Wiclef, ■& à JeanHus, que les Diurnes font de pures aumônes, & que les Seigneurs tem-porels font en droit de les ôter aux Prélats , if aux Prêtres qui en abu - ■sent. II revient dans le Chapitre V. aux visites que Jacobel faifoit endiverses Eglises, & aux fonctions Ecclésiastiques qu’il y exerçoit,nonobstant son excommunication,au mépris des Clefs de PEglise.L’ Au-teur soutient „ que selon une Bulle d 'Alexandre III. tout Ecclésiasti-„ que, qui viole ainsi T Interdit, doit être privé de tout Bénéfice,„ & de toute Dignité, & assujetti à une damnation éternelle,& que„ si ce sont des Moines, on doit les confiner dans le cachot û’un Cou-„ vent Jacobel prétendoit qu’il falloït réduire les Eccléfiaftiques,.aux tems, if à T état des Apôtres qui ne pojsedoient rien, afin qu'ils fus-sent plus en liberté de prêcher la Parole de Dieu, se trouvant par làexempts de la pompe, de T avarice, de la luxure, if des autres pechet*ordinaires du Clergé. L’Auteur répond à cela dans le Chapitre VI.que Jacobel se mêloit de borner la puissance de Dieu, comme s’iln’eût pas voulu, ou, qu’il n’eût pas pu, regler les choses autre-ment que du tems des Apôtres. II fonde fa réponse, fur ce que J.C.dit à ses Disciples, qu’il avoit encore plusieurs choses à leur dire,maisque ne les pouvant pas porter, le St. Eíprít les leur enseigneroit.Ç’eft ainsi , dit-il, que par les enseignemens du St. Esprit, T Eglise d'au-jourdhui se trouve dans un état beaucoup plus honorable, if que la dévo-tion y efl beaucoup plus grande que dans la primitive Eglise, par ce qu’a-lors les Apôtres se mettoient plus en peine de la conversion des Gentils à- la Foi Chrétienne, que des ornemens, if des dévotions de T Eglise, aussibien que de T éclat des Eccléfiaftiques. Tout ce Chapitre mérite d’être(a)r.á. Bar.T. lu, pour la rareté du fait (a) . Le VII. Chapitre & les suivans jus-lu h 353-3SÎ* qu’au X. inclusivement sont employez à soutenir le Retranchement dela Coupe , contre la Doctrine de Jacobel, qui vouloit que l’on com-muniât le Peuple fous les deux espèces. Ce qui est, selon l’Auteur,contre la volonté de J. C. if de Dieu, contre Tintention de toute T Ecri-ture Sainte, contre les Canons , if contre les Statuts de sainte MèreEglise Romaine.

Pour prouver que la Communion sous les deux Espèces est contrel’intention de J. C., il allègue, x. la dernière Cène de Notre Sei-gneur, qui n’auroit pas manqué d’y inviter la Vierge Marie, qui enétoit beaucoup plus digne, que tous les Apôtres ensemble, aufsi-bienque les soixante & douze Disciples, le Maître de la Maison où il fitsa dernière Cène, & toute fa famille, Joseph cV Arimathée,Nicodème,& plusieurs autres qui le fuivoient ordinairement. Quant à ce qu’on

objecte