DE CONSTANCE. Liv. II. 16 7
tellement accommoder leurs barbes , (st en ôter le superflu , qu ìl n y aitpoint d'inconvénient à craindre, comme cela se voit parmi les PrêtresOrientaux , ( qu’il appelle les vrais Prêtres ) 6? parmi plusieurs Prê-tres Romains,qui nourrissent aussi leur barbe. En tout cas, onpourroitse servir de tuyaux, par lesquels les Laïques, qui ont de longues barbes,ou ceux qui ont les mains tremblantes , pourroient prendre une goûte duvin, fans qu'il y eût aucune irrévérence à craindre.
Une des principales raisons du retranchement de la Coupe, & quifans doute etoit la raison du cœur, c’est que si l’on donnoit au Peu-ple, la Communion sous les deux Espèces, la doctrine de la trans-substantiation en scroit ébranlée, parce que plusieurs pourroient croi-re que J. C. n’eíl pas tout entier, sous chacune des Espèces. Voicicomme Jacobel répond à cette objection. „ Que si quelques-uns,„ dit-il, des Communians pouvoient croire, que J. C. tout entier,„ n’est pas fous chacune des Espèces, il s’en pourroit trouver aussi,,, parmi les Prêtres, qui, communiant sous les deux, croiroient la mè-,, me chose. Comme donc cet inconvénient n’empêche pas, que les„ Prêtres officians ne communient sous les deux Espèces, il ne doit„ pas empêcher, non plus, que le Peuple ne communie de la méme,, maniéré.
Je ne trouve plus qu’un endroit remarquable dans cette secondePartie. C’est l’excuse que fait i’Auteur de ce qu’il aime mieux s’entenir à l’Ecriture Sainte, 6c aux Anciens Pérès, qu’à l’autorité desScholastiques modernes. II allègue pour íe justifier là-desius, un pas-sage du prétendu Denys l'Aréopagite. Comme nous sommes fort éloi-gnez, dit cet ancien Auteur, quel qu’il soit, de la capacité, £ 5 ? del'intelligence de nos Maîtres, c'est-à-dire ,des Apôtre s,dans la connoiffan-ce des veritez Théologìques , le refpedt que nous avons pour leurs lumièresextraordinaires, fait que nous n'oserions rien penser , ni rien dire tou-chant les mystères Divins ,. que ce que nous avons appris de nos vénéra-bles théologiens de l'Eglise Primitive. C'est pourquoi nous ne sommesobligez de croire, (st de reconnoître aucunes Ecritures infailliblementvray es, que celles qu'on appelle Canoniques, ou ce que les Anciens Pérèsanimez du St. Esprit, en ont tiré par des conséquences légitimes (st né-cessaires. Ainsi ce qu'ils ont avancé probablement de leur propre autori-té, on peut le recevoir, s'il est conforme à l'Ecriture, (st à la raison,quoi qu'il ne se trouve pas formellement dans l'Ecriture. Mais pour toutce qui y est contraire, ìl faut le rejetter respectueusement, & s'en teniruniquement à l'Ecriture. Ce que Jacobel confirme par les contradic-tions qui se trouvent entre les Pérès, comme entre.St. Augustin, St.
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tìlus bis, qu*. Díi funt, effet facile \n M’JJa constctare Calkm, & in Sacmrìo reponere,c? pefi biduum , vd triduûm renovare , ey iterum confecrare ne acefceret , er in round»•vase ad bec dedicato infirmes vifitare , & utrumque fimut ad eos , cum rcvertnùa depor-tare, er hec vdpedites, vel équités ìn jumtntis , Von der Hardt, ub. supr, p. ;6z.
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