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Tome premier.
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z66 HISTOIRE DU CONCILE

pas revêtue d’une moindre mesure de l’Esprit de Dieu, que dans lesSiécles suivans, n’a pourtant osé rien changer à cette Institution,l'Eglise d’aujourdhui n’a pû le faire, sans une grande témérité, z. Al’égard de la difficulté que l’on trouve, à porter le Calice aux mala-des , dans des lieux fort éloignez, Jacobel répond, que si les Prê-tres étoient animez d’un zèle ardent, pour le salut des Ames, ils netrouveroient point cette difficulté insurmontable. „ Car, dit-il,s’il,, n’a pas été difficile à St. Paul de parcourir les terres 8c les mers, 8c„ de subir tant de persécutions 8c de dangers, pour la conversion des,, hommes, à plus forte raison, des Prêtres animez de l’amour de„ J. C.ôc dégagez des foins du siécle,pourroient-ils avec beaucoup de„ facilité, consacrer un Calice dans la Messe, le mettre dans la Sa-„ cristie, (/'« Sacraric) le renouveller, ou le consacrer de nouveau,„ depeur que le Vin ne s’aïgrît, 8c ainsi le porter aux malades , soit„ àpié, soit à cheval. Au fond,continue-t-il, comme il peut auffi,, arriver plusieurs accidens aux Prêtres , qui portent aux malades„ l’Espèce du pain , il s’ensuivroit delà, qu’il ne faudroit commu-,, nier les malade, ni fous l’une ni fous l’autre Espèce. Que si dans„ le chemin il arrivoit quelque accident à un Prêtre, qui auroit pris,, dans la crainte de Dieu, toutes les précautions possibles, il seroit„ entièrement disculpé, parce que ce malheur arriveroit contre son„ intention (i)”.

Sur ce qu’on objeéfcoit, qu’en certaines occasions, il pourroit yavoir tant de Peuple, qu’il seroit comme impossible, d’avoir d’aíîezgrands vases,& en assez grand nombre pour donner à tout le monde laCommunion fous les deux Espèces, il dit que la difficulté se leveroitaisément, en établissant plusieurs Prêtres, dont chacun distribuât leSacrement à un certain nombre de gens, afin qu’il n’y eût point deconfusion, 8c qu’il y eût assez de vases, pour chaque troupeau deCommunians. Que s’il arrivoit qu’il n’y eût pas assez de Prêtres, oumême qu’il n’y en eût aucun, comme cela peut en effet arriver entems de Peste ou en tems de Guerre, dans une telle extrémité, onpourroit se passer de communier, ni sous l’une ni fous l’autre Espèce,parce que J. C., qui est le Souverain Pontife de l’Eglise, y supplé-roit par íà grâce, endormant spirituellement 8c très-réellement sonCorps 8c son Sang, aux âmes fidèles. Jacobel ne croit pas non plus,qu’on doive être arrêté, par la crainte des inconvéniens, qui peuventnaître, quand on est pressé par la foule, parce qu’on peut disposer leschoses, en forte,que les Communians approchent de la S*eTable enbon ordre, 8c l’un après l’autre. L‘objection tirée des longues bar-bes ne lui paroît pas non plus d’un grand poids j Ils peuvent, dit-il,

telle-

(i) Si entm Pan'o non fuit difficile peragrare itéras,maria & militas perfecutlones&pe-ricula, subite pro sainte anìmarum : Omnino Sacerdotibus fie Christum Deum amantìbus,nm impìkaniibus se negoûìs secularibus, V ntm neceffariis ad falutem , Jtd vacan-

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