DE CONSTANCE. Liv. II. zjj
dre. Ce qui avoit donné lieu à Jean XXIII. de se plaindre, dans fa M t?»Lettre aux Ducs de Berri Lc d’Orleans, que les suffrages de millegens, qui ne dévoient pas être écoutez, l’emportoient fur ceuxdes Prélats, & qu’ainíì tout se faisoit par violence ou par cabale. IIfaut aussi que la Nation Germanique eût quelquefois négligé decommuniquer ses résolutions aux autres Nations, puisqu’on remarqueici que dans la Session huitième, les François avoient protesté de n'a-voir point ouï parler des deux-cens soixante Articles de Wiclef, qui yfurent condamnez avec les autres,malgré l’oppoíition du Cardinal deSt. Marc. Ensuite on passe dans ce Mémoire aux motifs généraux 8cparticuliers qui doivent engager les Allemands à suivre un fi bel or-dre, & à imiter à cet égard l’exemple de la Nation Françoise donton fait ici un éloge d’autant plus honorable, qu’il ne peut être sus-pect (3). On n’oublie pas entre ces motifs l’importance & la difficultédes affaires, le grand nombre des contredisons ou des malintention-nez, & l’exemple que doit à tout l’Univers, l’Assemblée la plus so-lemnelle qui peut-être eût jamais été (4). On soutient d’ailleurs qu’iln’y a point de plus sûr moyen d’en rendre les Décréts irrévocables,que cette bonne intelligence entre les Nations, & cette communica-tion mutuelle de toutes leurs délibérations, parce que chacun regar-dant ce qui fera arrêté comme son propre ouvrage,fe trouvera engagéà le maintenir.Qu’enfin en écoutant tous ceux qui peuvent justementprétendre être écoutez dans un Concile, on rendra celui-ci indisso-luble, jusqu’à ce que tout y soit terminé, parce que par la on ôtera àplusieurs l’occasion de demander leur congé, sous prétexte qu’ils sontinutiles à Constance, & qu’ils négligent les affaires qu’ils ont ailleurs.
Mais fur tout la (p) Nation Germanique se trouve d’autant plus en-gagée à ne rien faire sons mûre délibération, & à se conformer auxautres Nations, à l’égard de l’ordre, qu’on lui reproche, dit-elle ici,depuis long-tems de se déterminer moins par la prudence que par uneaveugle fureur.
LXXVII. Cependant les Commissures àzjean XXIII. fraur- On continussuivoient toûjours son procès. On avoit entendu contre lui un grand !e P roc ès denombre de témoins qui l’avoient assez chargé, pour le pouvoir fus- ^ ean xxlll ‘pendre des fonctions du Pontificar, comme il le fut dans la Sessionprécédente. Mais comme il s’agifloit d’aller jusqu’à la déposition, ilfallut ouïr de nouveaux témoins, ôc le citer encore pour la quatriè-me fois, à comparoître le seizième du mois, afin de répondre aux 1 d. de Maliaccusations portées contre lui. Mais n’ayant point comparu ce jour- v ^-Hnr.T.jr
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ms Gallicans ., que. in fuis Congregationibus distinguit non habentes voces ab habentìbus.ub. íupr. .
(4) Retroafîis temporibus vix fuerit , c? veroÇimìlìttr nostro <ew nulla fimilis fit su-tura.
(?) P r sc',piiì ìQaiio Germanisa in bot-sdlìcìthr effe debet, ut veterìs fu/t oblocutiontstiotarn aboleat , quâ quasi imonfulto furon duo dicìtur, non confilio regulari,
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