r^rj.
* Voiez ci-delîus p. 108.
z76 HISTOIRE DU CONCILE
entendre les témoins,déclara qu’ils n’avoient point été ouïs fur le faitd’Hérésie (1), parce qu’il n’avoit pas été nécessaire de les interrogerlà-dessùs. Cependant la Sentence ne laissa pas de subsister comme elleavoir été luë par le Patriarche d’Antioche, le Cardinal ayant mieuxaimé acquiescer, après avoir fait. sa remontrance, que d’interrompreles délibérations du Concile. Mais afin que pareils incidens n’arrivaf-sent plus, la Nation Germanique s’assembla ce même jour pour re-nouvelles les reglemens * qui avoient été pris dès le commencementdu Concile, touchant la maniéré de délibérer dans les Assemblées, Scd’y recueillir les voix. On avoir résolu, comme je l’ai dit ailleurs,,, Qu’avant qu’une affaire fût portée au Concile, les Députez de„ chaque Nation en conféreraient entr’eux , & que quand ils au-
„ roierit convenu ensemble de quelque point, ils le communique-„ roient chacun à fa Nation en corps, à qui l’on donneroit jufqu’au„ lendemain pour y faire réflexion. Qu’enfuite toute la Nation se„ rassemblant, on prendroit exactement les avis de chacun de ceux,, qui pouvoient avoir voix déliberative dans le Concile , afin que„ personne ne pût se plaindre justement d’avoir été négligé, & que„ d’autre côté on ne reprochât pas au Concile de prendre les avis„ de toutes fortes de gens sens aucune distinction. Que lors qu’une„ Nation auroit arrêté quelque Article à la pluralité des voix, il se-„ roit communiqué aux autres Nations pour avoir leur concurrence„ dans une Assemblée générale de toutes les Nations. Et qu’enfin ce„ qu’on auroit ainsi arrêté unanimement scroit porté dans la Seísioa,, tout cacheté Sc tout scellé, afin d’y être lû Lc approuvé solemnelle-„ ment ”. Cet ordre n’avoit pas toûjours été auflï régulièrement ob-servé par la Nation Allemande que par les autres, comme elle en con-vient elle-même ici (z). II en étoit arrivé plusieurs inconveniens mar-quez dans le Mémoire qui fut présenté & approuvé dans cetteAísem-blée. II est d’autant plus important d’en donner le précis, qu’il dé-couvre des sujets particuliers de mécontentement, dans lesquels il au-roit été difficile de pénétrer autrement. Peut-être que la Nation Al-lemande, qui étoit de beaucoup soperieure aux autres, non feulementpar la situation du Concile, & par le nombre, mais fur tout par laprésence de l’Empereur, se mettoit au-dessus de certaines formalitez,qu’on auroit voulu qu’elle observât comme les autres. Par exemple,pour n’avoir pas distingué bien expressément, ceux qui pouvoientopiner dans les Assemblées, d’avec ceux qui n’avoient pas ce droit,ilétoit arrivé qu’on avoir négligé des gens qui dévoient être écoutez,&qu’on en avoir ouï d’autres, qui n’étoient pas en droit de le préten-dre
(1) Le Cardinal de St. Marc n’étoit pas de ceux qui prétendoient qu’on ne pou-voir déposer un Pape que pour Hérésie.
(z) Ut al'ns Nattenibus ipfum Jìriâîì observantibus confsrmemttr, ne ab itforum dilirgcntìa ©■ providentis reprehenfibiliter deficere vìdeamur, V.d. H.T. IV p. I90, igt.
(3) ^odque Natio nojìra Germanica \n hoc conformes fe lattdabili obfervanna Ratio-
ni s