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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv III. zop

imputations, inventant contre lui des Articles erronez, tronquantj j ou falsifiant ses Ecrits, n’ayant aucun égard à ses réponses, êtà ses solutions, que la plupart du tems, ils ne veulent pas même’ écouter ". Après cette réflexion les Bohémiens supplient les Pé-rès d’interposer leur autorité pour faire élargir Jean Hus , afirî qu’ilpuifl'e se défendre en toute liberté êt convaincre ses accusateurs d’im-posture êt de calomnie, non seulement contre lui, mais contrele Roiaume de Boheme, à la justification duquel Sigìsmond, difent-ils, a un si grand intérêt en qualité d’heritier préfomtif de la Cou-ronne. Mais pour mettre i’innocence êt l’orthodoxie de Jean Husdans une entiere évidence, ils en allèguent un témoignage irrépro-chable, c’est celui que lui rendit rinquisiteur de la Foi à Prague aumois d’Août de 1414, en ces termes : Nous Nicolas .... Evê-que de Nazareth , Inquisiteur de VHérésie dans la Fille {fi au Diocèsede Prague, certifions qu'ayant eu depuis -long-tems diverses conférencesfur VEcriture Sainte {fi Jur d'autres matières, avec honorable hommeMaître Je an Hus, Bachelier en Théologie, nous V avons toûjours trouvéfidèle {fi Catholique dans ses Discours, dans fa conduite & dans sesActes publics, fans y avoir jamais rien remarqué jusqu'ici de mauvais,de sinistre ou d'erronés en quelque maniéré que ce soit. Nous déclaronsde plus que ledit Jean Hus a fait afficher aux portes de toutes les Eglises ,Collèges , {fi Maisons publiques de Prague, à celles du Palais du Roi,{fi de l’Archevêque un Ecrit en Latin & en Bohémien, par lequel il no-tifie qu'il est prêt à comparoître devant ledit Archevêque , {fi tout leClergé de Boheme maintenant assemblé , afin d"y pouvoir rendre raison desa Foi {fi de son espérance, (fi d'entendre tous ceux , qui prétendraientle convaincre d'Hérésie, demandant contre eux la peine du talion , s'ilsse trouvent calomniateurs ; il f ait savoir en même tems qu'il va au Con-cile de Constance dans la même vâe. Cependant depuis cette affiche il nes'est trouvé personne qui l'ait accusé d,'erreur ni d'Héréfie, en témoignagede quoi nous avons écrit & scellé les présentes. A Prague le 3 o-. Août.Les Seigneurs de Boheme concluent par demander la liberté de JeanHus, afin qu’il puisse recouvrer ses forces êt fa santé, pour être enétat de répondre à ses Examinateurs,êt ils offrent de bons garants,qu’il ne sortira point d’entre les mains de ses Juges, que son affaire nesoit terminée. Le Patriarche d’Antioche leur répondit auflî-tôt dela part de l'Assemblée : „ Que pour ce qui regardoit la protestation„ d’Orthodoxie qu’ils avoient faite au nom de Jean Hus , on enconnoîtroit 1 a vérité par son examen ; Qu’à l’égard des faux ex-traits qu’ils prétendoient qu’on avoit fait de scs Ouvrages on.en sc-roit éclairci dans le même examen, à k décharge de Jean Hus,,, s’il fe trouvoit innocent, êt à k confusion des calomniateurs;

„ Quant

(1) Jean Hus ayoit écrit la même chose dans un Sermon, dont on a donnél’Extrair.

T o xi. I. O 0

*415.

op Hus. T.hFel.Xi.-i.

ï. Juia,