3 i 4 HISTOIRE DU CONCILE
* 41 ?; 5 , surpris une Bulle qui ordonnoit d’ôter ces Livres d’entre les mains
„ du Peuple, parcc qu’ils contenoient plusieurs erreurs,dont la Bul-„ le n’en marquoit pourtant aucune. L’Archevêque íê flatta que„ cette Bulle sufsiroit pour porter le Roi êc les Grands de Boheme à„ la condamnation des Livres de Widef. Mais il se trompa dans son„ opinion. Cependant il ne laissa pas d’aflembler quelques Théolo-,, giens à qui il ordonna d’examiner les Livres de Widef, & d’en ju-„ ger selon les Canons, & ces Théologiens d’un commun consentc-„ ment les condamnèrent à être brûlez. Mais tous les Docteurs, les,, Bacheliers & les Êtudiaans, excepté ceux que l’Archevêque avoir„ nommez pour l’examen de ces Livres, presenterent requête au,, Roi pour empêcher i’execution de ce jugement. Le Roi envoya„ uuísi-tôt des gens à l'Archevêque, afln de prendre connoiflance dej., cette affaire. Ce Prélat promit qu’il n’ordonneroit rien fur les„ Livres de Wiclef , contre l'intention du Roi, & suspendit en effet„ pour lors l’exccution du jugement des Théologiens, qui avoir été,, résolue pour le lendemain. Alexandre V. étant mort, l’Archevê-,, que, qui craignit que fa Bulle ne fût plus d’aucune force dans la„ fuite, assembla secrètement ses Théologiens dans son Palais bien„ clos & bien gardé & fít brûler les Livres de Widef. 11 avoir„ encore fait auparavant une plus glande injustice (i), en publiant„ sous peine d’excommunication des défenses de prêcher dans les,, Chapelles, sous prétexte d’une Bulle d 'Alexandre V. J’en appellai„ au même Pape, comme ayant été mal informé, & après fa mort„ à Jean XXIII. qui lui succéda (z). Mais ce dernier ayant refusé„ pendant deux ans d’écouter mes Avocats, j’en appellai enfin à J.„ C. le souverain Juge ”. On interrompit là-dessus Jean Has pourlui demander deux choses j l’une, si le Pape lui avoir donné l’abso-lution, l’autre, s’il étoit permis d’appeller à J. C. A la premierequestion il répondit, que non (z) y & à la seconde, qu’il n’y avoir riende plus légitime que d’appeller des Juges inférieurs au Juge souverain,d’autant plu? que ics jugemens sont infaillibles, & que la compassionqu’il a des malheureux ne lui permet pas de leur refuser justice. Quoi-que Jean Hus parlât fort sérieusement, & avec beaucoup de gravité,,on ne laifla pas de se bien moquer de son appel à J. C. & on l’inter-ïogea fur un autre Article qui portoit, „ Que pour persuader aux„ simples & aux ignorans les Hérésies qu’il avoit apprises de Widef,.„ il avoit osé dire publiquement qu’èn Angleterre des Moines &3 , d’autres personnes doctes, s’étant un jour assemblez dans une Egli-
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(1) Ce fut en 1404. Op. Hus. fol. rz;. r..'
(2) 11 dit la même chose dans son Traité de l’Eglise, Toi. ìt^.'r.
(3) II paroît néanmoins par la quatrième Lettre, qui est entre celles de JeunMus, q.ue dès qu’il fut arrivé à Constance le Pape leva son interdiction. Brevittrítndufrunt ut accédant Magiflrum ( c’est Jean Hus ) intimantes fibi quia Tapa dtpphnìtuMne. fotefatis suspendit, fan diïltnn. Inierdicium c? Sententuu Encemmunkatìomf,
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