z;L HISTOIRE DU CONCILE
S4JJ. tìce & les diables (i). Je rapporterai la réponse de Jean Hus mot pourmot. „ Voici, dit-il , comme il y a dans mon Livre. L’Impolìeur(z),, devroit apprendre que quiconque est très-saint Pere, soutient là„ paternité trés-saintement, 8c qu’un très-méchant Pere exerce là„ paternité très-méchamment. Ainsi il faut qu’un Evêque très-saint„ soit un très-bon Evêque. Quant à ce que dit Hmposteur que le„ nom de Pape est un nom d'Olsice, il s’ensuit de là qu’un Pape mé-„ chant & réprouvé est très-seint , Sc par conséquent très-bon j,,, quant à son Olsice. Niais comme personne ne siuroit être très-bon,„ quant à son Office, sans exercer très-bien cet Office, il faut con-,, clure de là, qu’un Pape méchant Sc réprouvé exerce très-bien son„ Office, ce qu’il ne peut faire néanmoins fans être moralement bon,3 selon cette parole de J. C., comment pourriez.-vous dire de bonnes cho-,, ses étant mauvais ? Or il est contradictoire qu’un Pape méchant Sc„ réprouvé soit moralement bon (3) ”. Plus bas il y a; „ Si le Pape„ est appellé très-Saint à cause de son Office, pourquoi le Roi des,, Romains ne scroit-il pas auffi appellé très-Saint par la même rai-„ son,puisque, selon St. Hugustin, le Roi tient la place de la Divinité„ de J. C., & le Prêtre la place de son Humanité? Et pourquoi les.
Bourreaux eux-mêmes ne scroient-ils pas appeliez Saints, puisque„ selon seurs Offices ils doivent servir PEglise de J. C., comme tout„ cela est plus amplement dans mon Livre ”. II faut en convenir;Jean Hus se tire ici très-mal d’affaire; car il réfute une distinctiondont il s’est servi lui-même pour faire son Apologie, Sc il tire des. principes de ses adversaires, des conséquences., absurdes. Sc, choquan-tes.
A-r t. VI. Si un Pape vit d'une maniéré contraire àj .C.quandmê—me il auroìt été élu légitimement canoniquement , selon Véleétion hu-maine ,il ne laisserait pas d'être monté par ailleurs que par J. C. J. Husrépond en alléguant ces paroles de son Livre, „ Si le Pape vit d’une„ maniéré opposée à J. G. dans l’orgueil, dans í’avarice Scc. il entre,, dans la Bergerie du Seigneur par une autre porte que par celle de„ J. C. Et supposé même, comme vous le dites, qu’il y fût entré„ par une élection légitime,ce que j’entends d’une élection purement,, humaine, comme elle l’est ordinairement, il ne laisseroit pas encored’être monté par ailleurs,s’il est avare Sc ambitieux. Gar^«à Isa-„ riot fut élu très-légitimement à l'Episcopat par J. C. lui-mêmecependant il étoit monté par ailleurs-, puisqu'il étoit larron, diable„ Sc fils de perdition Voyez, dit alors Paletz , voyez l’extrava-gance Sc la fureur de dire que Judas fut élu par J. C. Sc que ce-pendant il monta dans la Bergerie par ailleurs Sc non par J. C. L’un& l’autre est vrai, répliqua Jean Hus„ II fut élu par J. C. Sc il monta.
* par*
(í ) Tort ores , pr icônes, diaboli deberent dicï faníîi.
(y y Ficlor, C'cst ainsi, qu'il appelle Palet z,. Op.jpus, T. L sel. 258.2...