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Tome premier.
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340 HISTOIRE D U CONCILE

Sfijf. XXXII..(a) Porrigeremanum..

Sentiment del’Empereurtouchant JeanMs.

Hus étoit l’Auteur de cette intrigue. Ensuite ces mêmes Anglois lu-rent une autre Lettre avec le Seau de l’Academie d’Oxford j Elie-étoit toute opposée à celle dont on vient de parler, & contenoit eníubstance : ,, Que le Conseil Académique d’Oxford avoit appris

„ avec douleur que les erreurs de Wìcleffe répandoient en Angleter-„ rc. Que pour remédier à ce mal le même Conseil avoit nomme„ douze habiles- Docteurs pour censurer les Livres dudit Wiclef ì &,, qu’ils y avoient marqué deux cens Articles, que toute l’Universitó-„ avoit jugez dignes du feu ; Mais que par respect pour le Concile„ elle les avoit envoyez à Constance , pour y être condamnez avec„ une souveraine Autorité Cette lecture fut suivie de quelque si-lence , après quoi Palets prit la parole & protesta devant Dieu ct de-vant le Concile que dans toute cette accusation il n’avoit rien dit parun principe de haine ou d’inimitié contre Jean Hus , & que tout cequ’il avoit fait à son égard n’avoit été que pour satisfaire au Sermentqu’il avoit prêté, lors qu’il fut reçu Docteur, de s’opposer de toutíòn pouvoir à PHérésie. Michel de Causis ayant fait aussi la mêmeprotestation, Hseâ/à protesta de son côté, qu’il recommandoit facause au juste & souverain Juge de l’Univers. Sur quoi le Cardinalde Cambrai fc recria encore fur la douceur & fur l’humanité de Pa~letz, d’avoir omis, en faiseur les Extraits des Livres de Jean Hus yquantité de choses beaucoup plus criantes que ce qui étoit dans lesArticles qu’il avoit présentez au Concile. Après ce long examen Jean.Hus fut remis entre les mains de l’Archevêque de Riga pour êtreconduit en prison. Jean de Chlum l’y suivit pour le fortifier. Et ilparoît en ester par la Rélation, & par les Lettres de Jean Hus , qu’u-ne audience si longue & si pénible l’avoit extrêmement affoibli decorps & d’efprit. O que-J ai rejsenti de consolation , dit-il, de voir quele Seigneur JennâeChlam n'a pas dédaigné de donner la main (f) à un mi-ferable Hérétique , dans les fers fj presque abandonné de tout le monde.C’est dans cette même Lettre qu’il conjure ses amis de prier Dieupour lui, parce, dit-il, que 1' 'esprit est promis mais que la chair estfoibls..

XII. Lorsqjje Jean Hus fut sorti, PEmpereur expliqua sonsentiment au Concile en ces termes : „ Vous avez entendu les accu-„ setions intentées contre Jean Hus. Elles sont graves, en grand

nombre,, ct prouvées non seulement par des témoignages dignes

,, de

(i) M ait a caque gravifftma in Joannem Hus crimina audiviftis , non folurn firtnkteftimonm probant, verum etiam ab ipjo confejfa, ex qwbus fingula> meo judicìo, mortìssupplicia cligna, estent; Nifi igitur- recantet- illa omnia , ego censeo , ut- ignis suppliciaafficiatur. Sin (lî) fecerit imper a t a, t amen cge confulo, ut ei pr/uhtandi, c? âocendï of-ficia, vripfo etiam Regno Bohemu interdìcatur. Nequaquam enim committet (omiítet)fi- iterum admit têt ur ad docendum, maxime vero in regno Bohemia, quin illorum.quosibi babet, gratia , esr favore frétas, ad ingçnium redeat. F.t prater.hos,errores navos etiam-m •vulgus fpargat, ùa novijstmus errer prt-óre pejor futurus effet. Desxde ccnfea Ar-iiçnlos ipstm condemmtos..fratri, meo Régi Bohemia, deindt in Poloniam jC? alias Prsvin-

c'us,