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Tome premier.
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Ï4IÇ.

Ep. XXXVII.

Z4L HISTOIRE DU CONCILE

Pere , c'est-à-dire, du Cardinal r/’Ostic, Jean Hus nomme ainsi depeur de T exposer à quelque ' danger , rs Prélat ne paroissoit pas malintentionné pour lui. Jean Hus ayant lû ce Formulaire , remercia parécrit le Pere, de fa faveur & de fa bonté paternelle (i); mais il dé-clara en même tems, „ qu’il n’osoit pas se soumettre au Concile„ sur le pied de ce Formulaire, premierement parce qu’il faudroit„ qu’il condamnât plusieurs propositions qu’on nomme scandaleuses,„ mais qu’il tient pour autant de veriter; en second lieu, parce qu’il,, ne pourroit abjurer, lans mentir ôc íâns se parjurer, puisque ce,, íeroit confesser qu’il a enseigné des erreurs , ce qu’il ne pourroit„ faire fans scandaliser le Peuple de Dieu, qui l’a entendu enseigner„ le contraire dans ses Prédications. Si donc, continue-t-il , Eleazar ,„ qui étoit un homme de l’ancienne Loi, ne voulût jamais dire con-„ tre la vérité, qu’il avoit mangé de la chair défendue par la Loi,,, de peur d’offenser Dieu , 6c de laisser un mauvais exemple à la„ postérité} Moi qui fuis Prêtre de la nouvelle Loi,quoiqu’indigne,„ voudrois-je pour la crainte d’une peine passagère, transgresser la„ Loi de Dieu par un auslï grand péché, que le seroit celui de men-„ tir, de me parjurer, & de scandaliser mes prochains? Certaine-,, ment j’aime bien mieux souffrir la mort, que de tomber entre les„ mains de Dieu, Sc peut-être ensuite dans un feu 5 c dans un oppro-„ bre éternel, pour éviter un supplice d’un moment. Comme j’en„ ai appellé à J. C. le Juge tout puissant ôc tout juste, je m’en tiens„ à fa Sentence, bien assuré qu’il ne jugera, ni fur de faux témoi-,, gnages, ni fur des Conciles sujets à l’erreur, mais selon la vérité Sc„ le mérité de chacun II y a encore au titre de cette réponse:Jean Hus répond au Pere , c’est-à-dire au Cardinal, mais selon la Lettremême, on ne fauroit juger autre chose, sinon que celui à qui JeanHus écrivoit, étoit un Prélat, ou un Moine, puisqu’il l’appelle, Révé-rend Pere. Quoiqu’il en soit, ce Pere tâcha de lever les scrupules deJean Hus, qu’il appelle ion très-cher Frere(z). Ne vous faites pointun scrupule, lui dit-il, de condamner des veritez. Ce ne fera pas vous quiles condamnerez,ce fera eux qui font vos Supérieurs (f),& les miens à pré-sent (4). Souvenez-vous de cette parole : Ne vous appuiezpas fur votreprudence. Il y a dans le Concile ,plufieurs personnes éclairées £5? confcien-tieufes } mon Fils, écoutez la Loi de votre Mere. Voila pour le premierpoint. A F égard du second qui regarde le parjure , s'il y a du parjure ilne retombera pas fur vous, mais fur ceux qui l'ont exigé de vous. bail-leurs ce ne font pas des Hérésies par rapport à vous , pourvu qu’il n'y ait

point

(1) Le dessus de la Lettre étoit conçu en ees termes; Que le Père tout puissant,tout sage, c? miséricordieux daigne accorder la Vie éternelle k mon Père qui, à cause dejf. C. mtefi favorable.

(1) Amantissìme, & dileâíijfîme Frater.

(3) Majores vejlri, er etiam nojìri de prasenti.

(4) A présent. Ces paroles feroient croire que celui qui parle est un Moine,

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