Band 
Tome premier.
Seite
343
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. III. 343

point d'opiniâtreté (f). St. Augustin,Origene,se Maître des Sentences (st cont erré (st se sont retracez avec joie. II niest arrivé plusieurs fois à moi'même de croire avoir bien entendu certaines choses, quoique je me trom-passe , mais j'en fuis revenu gayement, dès qu'on nia fait voir mon er-reur. f écris en peu de mots par ce que j'écris à une personne intelligente ;vous ne vous éloignerez pas de la Vérité,mais vous vous en approcherez.Vous ne vous parjurerez pas (6), mais vous deviendrez meilleur. Vousne scandaliserez pas, mais vous édifierez. II est vrai qu'Eleazav acquitbeaucoup de gloire, (st plus encore } uda, & ses sept fils. Cependant St.Paul permit qu'on le fît descendre dans une corbeille , afin d'être en étatde faire du fruit. J. C ., qui est le Juge de votre appel, veuille vousdonner des Apôtres, & ce font ceux-là (7), 11 vous est encore dû des com-bats pour la foi de J. C. Ces paroles, J. C. veuille vous donner desApôtres (st en voila , font extrêmement obscures. On voit bien qu’el-les ont rapport à ce que Jean Hus avoir dit, qu’il en appelloit à J. C.Dans le Droit on appelle Apôtres , des Lettres dimìstoires que l’Ap-pellant doit obtenir du Juge, dont il a appelle, parce que s’il ne lesobtient au bout d’un certain terme, il est censé avoir renoncé à sonappel, 6c obligé de subir le premier jugement. Ainsi, autant que jele puis deviner, le Pere insinue à Jean Hus qu’il doit regarder la Let-tre qu’il lui écrit comme une espece de Lettre dimijsoire ,6c d’ Apôtre,6c que les avis qu’il lui donne font les seuls moyens d’éviter la con-damnation du Concile. A l’égard des dernieres paroles, où le Pere dità Jean Hus, qu'il lui est encore dû des combats pour J. C ., il faut avouerqu’elles font extrêmement équivoques, 6c que le premier sens qu’ellesprésentent, auroit dû être bien suspect; au Concile s’il en eût eu con-noissance. Car ce Pere reconnoît clairement que Jean Hus avoit dé-jà soûtenu des combats pour J. C. ce qui sent beaucoup le Huisitisme..II est donc important de savoir, si c’est en effet le Président du Con-cile qui a tenu ce langage comme on le prétend dans le titre, ouquelque autre personne moins importante. J’ai beaucoup de penchantà croire le dernier, 6c voici mes raisons.

XIV. x. Les titres des Lettres de Jean Hus , n’étant point deJean Hus lui-même, mais apparemment de Luther, qui fit imprimerces Lettres avec une Préface en 1737, ces titres ne suffisent pas pourprouver que le Pere,qui écrit à Jean Hus 6c à qui Jean Hus répond,est le Cardinal de Viviers ,puisque Luther n’a pû le dire que par con-jecture, ou fur quelque tradition, n’y ayant pas d’Auteur avant luiqui le témoigne. 1. Le stile de ces Lettres n’est point d’un Cardinal

6c

parce que les Moines prétendent être exempts de la Juridiction des Evêques, Stne relever que du Pape.

(5) JS 'enfant Harefes quoad -vos, cessante persmaúa.

( 6 ) Non pejerabitis, sed meliorabitìs , il y a là une pointe qu’on ne sauroit fairesentir en François.

(7) Ai promrandum melhra, J. C, Jitdex appellation:! vfirs, dit vobis Apostoks rC' u fan t.

I4lî:

Si lé Cardinalde Viviers aété favorableà A. Hus.