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Tome premier.
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z;r. HISTOIRE DU CONCILE

“i 4 iî. tribuc à Jean André aussi Docteur Italien très-fameux dans le XIII.Siécle, le sentiment de B'arthelemì de Bresce sur ce sujet. A l’égarddu prétendu miracle, allégué par Hales, pour prouver la Trans-substantiation, du Pain au Sang, auffi-bien qu’au Corps de J. C.Jacobel répond,qu’on ne doit rien conclurre d’un fait incertain, con-tre un commandement clair & certain du Souverain Docteur. Surquoi il allègue ces paroles du Docteur Jean André. Nous n'avonsf oint recours , dit ce Docteur, à des fables, ou à des suffrages mendier,de dehors, ni à des droits positifs , que Von peut établir, & caffer à son

(a) v. d. Bard. gré. Mais nous nous en tenons au Droit Divin qui est immuable (a).

ukfepr.p .6 04. Sur ce que les Pérès du Concile a voient dit, qu’aucun Docteur cé-lèbre n’avoit condamné la coutume, de ne communier le Peupleque fous l’Espèce du pain, Jacobel se contente de leur opposer St.Cyprìen , St. Chrysostome , St. Augustin , St. Pau s & J. C. lui-mê-me, qui ont condamné directement ou indirectement cette coutu-me. Dans la quatrième Conclusion il est dit que cette Coutume , ayantété introduite/par l’Egîise doit être regardée comme une Loi. Jaco-bel répond deux choses là-dessus. 1. 11 allègue Pautoríté de trois an-ciens Docteurs qui veulent unanimement que l’on préféré la Vérité àla Coutume. La Vérités dit St. Cypricn, doit être absolument pré-férée à toutes coutumes, quelque anciennes, & quelque publiques qiVellespuissent être , ct? il faut abolir tout usage contraire à la Vérité. Le pas-sage de St. Augustin n’est pas m»ins exprès. Quand la Vérité, dit-il,ejt manifestée , il faut que la Coutume lui cède , puisque St. Pierre ,quìfavorisait la Circoncision, céda à St. Paul ,qui prêchait la Vérité. Com 7me donc J. C. est la Vérité, il faut suivre la Vérité,plutôt que la Cou-tume. Les paroles du Pape Grégoire, durent auísi paroître d’un très-grand poids aux Pérès de Constance, „ Vous m’opposcrez, peut-„ être,la Coutume, dit-il, mais il firut bien remarquer, que notre,, Seigneur a dit, je suis la Voye, la Vérités la Vie, ct? non passe suis

(b) r. d. Bard .,, la Coutume (b) ”. 2. Quant à ce que les Docteurs du Concile di-

■mb.fupr.p. 608. jf ent q ue c’cib l ’Eglise , qui a introduit cette Coutume, Jacobel fait plu-sieurs remarques curieuses, fur le mot à'Eglise-. D’abord, il rappor-te la description, que Stanistas Zndima Sc Etienne Paletz., deux deses principaux adversaires , ont donné de l’Eglise. „ Le Chef de„ i’Eglise Romaine, íclon eux, c’cst le Pape, qui' est le Père Sou-„ verain fur la Terre , & même le cœur, la source, le canal, qui5 , contient la plénitude de la puissance, pour instruire, illuminer,di-„ riger, convaincre avcc une pleine certitude ( certificandi ) toutes,, les brebis de J. C. A l’égard du Collège des Cardinaux , c’est le„ Corps mystique du vrai & du visible Successeur de St. Pierre, Prin-„ ce des Apôtres, & du Collège des autres Apôtres, pour connoî-„ tre, & pour décider de toutes les matières Catholiques, Sc Eccle-„ siaítiques. Ce Corps des Cardinaux est partagé en trois. La„ première, & la plus considérable partie est celle des Cardinaux