DE CONSTANCE. Liv. III. zyi
j-. Celui qui dit que c'est un sacrilège, ou une chose illicite d'observer 1415.
cette Coutume comme une Loi,doit être censé dans r erreur (a). Ce t te con- isi)Ctnferì defotclusion, disent'les Docteurs, est manifeste par les précédentes, puisque enonmm 'e’est constamment une erreur d’appeller sacrilège, ce qui est licite,louable, & qui doit passer pour Loi. A quoi ils ajoutent un passagede St. Augustin qui dit que l’Erreur consiste à approuver comme vraice qui est faux.
6. Ceux qui soutiennent opiniâtrement le contraire de ces conclusions doi-vent être censez Hérétiques & comme tels réprimez £5? punis. Dans la ré-flexion que font les Docteurs fur cette derniere conclusion ils insi-nuent assez clairement, qu’ils en veulent à quelqu’un en particulier,quoiqu’ils ne nomment personne. JJinventeur 13 le seétateur de cesnouveautez doit être poursuivi comme un hérétique , 13 les Prélatsqui usent de dissimulation à cet égard doivent en être repris severcment .
Jacobel ne manqua pas de répondre aux raisons fur lesquelles onfondoit ces six Conclusions. Comme on a vû ci-dessus ses réponsesaux argumens de Broda , on ne rapportera ici, que ce qu’il y a deplus remarquable dans cette répliqué. Sur la première conclusion, quiest fondée fur l’Institution de J. C., & fur l’autorité de Sc. Paul ,
Jacobel tirant avantage de l’aveu des Pérès du Concile, allègue ungrand nombre de pastages de l’Ecriture Sainte, où il paroît qu’on nedoit écouter que J. C., quand il s’agit de ce qu’il faut croire, & dece qu’il faut pratiquer. II ajoute à cette Divine autorité un long pas-sage de Siméon de Cassa Scholastique Jcalien du XIV. Siécle, qu’ilappelle un Docteur fameux, 6c moderne. Ce Docteur sourient que„ si on ne veut pas en croire J. G. en matière de foi £c de mœurs,
,, il n’y a pas lieu d’efperer qu’on en croye aucun autre Docteur,
„ parce que l’autorité de J. C. est infiniment d’un plus grand poids,
„ que celles de tous les Anges, 6c que celles de tous les morts,quand„ ils ressufciteroient,8c qu’ils montreroient ici bas le Paradis, & l’En-„ fer (a)”. Sur la seconde conclusion, où les Pérès du Concile prou- (a )v.d,HarJ rvent, par l’autorité de St. Augustin, que J. C. n’a rien prescrit à fes Hb -s H È r 'Pï 9í>Disciples touchant le tems de célébrer PEucharistie, c’est-à-dire, si ondevoir le faire, avant ou après le repas, Jacobel reproche à ces Docteursd’avoir supprimé du p a stage àeSt. Augustin ,ces paroles estentielles,r’e/?que fi J. C. avoit ordonné de prendre P Eucharistie après le repas,personnen'aurokosé changer cette coutume. Dans fa répliqué à la troisième conclu-sion , Jacobel oppose à l’autorité à' Alexandre de Hales, 6c de quelquesautres celle de Barthelemi de Bresce en Italie Docteur célèbre dans leXIII. Siécle, qui dit, que le pain ne fe convertit que dans la chair,
& le vin que dans le sang de J. C. Quoi qu’il ne disconvienne pas quepar tout où est la chair de J. C. là est son sang, mais il soutient quec’est par communication, 6c non par transsubstantiation. Jacobel at-tribue
(1) Pierre de Tamtdse étoit Bourguignon & fut Pape fous 1 e nom d 'lnnoeent Ken U7$.