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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. III.

conformité. II y en a un fort long de St. Cyprien , ou ce Pere fait i<try;une ample énumération des persécutions que J. C. a fouffertes de lapart des Juifs, tant dans fa personne, que dans celle des Prophètes,

Sc où ilq^rétend prouver que les Juifs ont haï, tous ceux que Dieu ai-moit, Se qu’ils ont aimé tous ceux que Dieu haïssoit. II allègue unautre passage d’un Ouvrage attribué à St. Chrysostome , fous le titred ’Ouvrage Imparfait sur St. Matthieu , où l’Auteur de cet Ecrit faitun parallèle des Docteurs 8c des Prêtres, qui crucifièrent J. C. avecles faux Docteurs d’entre les Chrétiens, qui crucifient encore J. C.en combattant fa doctrine, Sc en persécutant ceux qui en font pro-fession. Après avoir produit ces autoritez, voici comme il raisonne.

„ Supposons, dìt-ìl , qu’il fût possible que J. C. fe présentât au mi-„ lieu du Concile de Constance, avec son Eglise primitive, sa Vie„ Apostolique, Sc sa pratique Evangélique, qu’il dit là en pleine„ assemblée, comme il fit à Capernaiim, Si vous ne mangez la Chair„ du Fils de ! Homme , C? si vous ne heuvez'sion Sang Scc., & qu’il„ voulût pratiquer le Sacrement, comme il l’a institué , croyez-„ vous que dans l’état où sont les choses à présent, il trouvât audien-„ ce, Sc place dans le Concile? 11 y auroit bien de la difficulté. Et„ selon toute apparence, au lieu de se retirer, comme firent ceux„ deCapernaum, on déciareroit J. C. hérétique, Sc on le condam-„ neroit, en disant que ce n’est pas là la Coutume. Pastànt ensuite à„ la procédure du Concile pour la condamnation d’un Hérétique,

„ véritable ou prétendu, il s’exprimeen ces termes: Premierement„ ils le diffament, puis ils le citent, eníuite ils l’excommunient, en-„ fin ils s’en saisissent, le dégradent en le maudissant en son Corps,

„ Sc en son Ame, autant qu’en eux est, Sc le livrent au bras Sécu-„ lier. Et comme les Prêtres des Juifs disoient, Si vous luisiez al~

„ ler celui-ci , vous n'êtes point amis de César, ils disent tout de même ,

„ Monsieur le Magistrat , cet homme est de votre Jurisdidlion , isi l’E-„ glife n'y peut plus rien faire". Jacobel répond ensuite aux autori-sez des Peres, alléguez par les Docteurs de Constance. Mais com-me il ne dit rien, qu’il n’ait déja dit dans sa réponse à Broda , on nes’y arrêtera pas. L’Ouvrage finit, par une longue Invective con-tre le Concile de Constance. Non content d’avoir accusé ce Concilede sacrilège dans les Chapitres précédents, à cause du Rétranche-ment de la Coupe, il revient aux reproches de Simonie, Sc il appli-que au Concile un long passage de St. Bernard , qui représente lesEcclésiastiques qui possèdent plusieurs Bénéfices, comme des Mons-tres à plusieurs têtes.

. XVIII. c E fut dans ce même tems * qu’on mit fur le tapis pour Affairela première fois, au moins publiquement, une affaire fort importante Petit -que les Ambassadeurs de France avoient fort à cœur, Sc qui ìnteref- * VersI e milieusoit tous les Souverains, Sc même tous les Royaumes Sc tous les E- juin?° 1S ^rats. 11 s’agissoit de la doctrine de Jean Petit Cordelier, Docteur en

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