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Tome premier.
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356
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p . 209. c?-21 y.(hi Jean Juvé-nal des Urfins ' dede Charles VI,p . 134 135Emiuerrand deMonfirekt Vol,1 . Chap. 36 .

tmt,(cMezerayAb-bregé Chronot.T. 111. p. 1Ó7.168.

Juvenal. desVrs.p. 260.

(d) Juvénal, p-262.,

z;6 HISTOIRE DU CONCILE

* 4 * 1 ’ Théologie, & Conseiller du Duc de Bourgogne. Ce Moine avoitsoû tenu de vive voix & par écrit, qu'il est permis à tout particulier detuer un tyran , far embûches ou par quelque autre •voie que ce soit , sansaucun ordre de qui que ce fût , fans ferme de procès , & nonobstant touteforte de promestè) ou de confédération. Mais pour mieux instruire le(a) Tom. i p. Public de toute cette affaire, il faut la prendre dès son origine. On2Z!.báà n. a vû dans i ’Histoire du Concile de Pise (a) que pendant la longue & fâ-cheuse maladie de Charles VI. Roi de France,(b) ceRoyaume étoit enproie, à i'ambition, aux jalousies Lc aux factions des Grands, quiprétendoient tous au Gouvernement, & qui l’usurpoient tour a tour,selon que leur parti étoit le plus fort.(c) Les deux principaux Concur-rens étoient Louis Duc à'Orléans^ Comte de Valois & d’Angoulême,Frere unique du Roi, & Jean, surnommé fans peur ì Duc de Bourgo-Cerjon op. r. v. g ne ^ Comte de Flandre & d’Artois, Fils de Philippe le Hardi , & (In-de de Charles VI. lis s’étoient réconciliez, plusieurs fois, au moinsen apparence, & ils avoiênc même communié ensemble le 20. de No-vembre 1407, après s’être faír mille protestations & mille sermensd u ne amitié réciproque. Mais ces feintes réconciliations ne durè-rent qu’autant de te ms qu’il en falloit au Duc de Bourgogne pour ca-cher & pour mieux exécuter le dessein qu’il méditoit depuis long-tems de se défaire du Duc d’Orìeans, à quelque prix que ce fût. Lnefret(d) la nuit du z;, au 24. deNovembre de 1407.il sit massacrer dela maniéré du monde la plus cruelle & la plus indigne le Duc d’Or-leans par des gens qu’il avoit apostez pour faire ce détestable coup.Le Duc de Bourgogne ayant avoué quelques jours après, que cet as-sassinat s’étoit commis par son ordre, sut obligé de se retirer promp-tement en Flandre, pour laisser ralentir le premier feu, & pour avoirdu secours en cas de besoin. Mais comme il étoit fort appuié enFrance, & même extrêmement chéri des Parisiens qui n’aimoient pasle Duc d’Orleans,on pensa moins à 1 c poursuivre qu’à l’appaiser. (e)Cefut dans cette vûe que Louis d'Anjou Roi de Sicile, le Duc de BerrisOncle du Duc de Bourgogne & plusieurs autres Seigneurs lui donnè-rent rendez-vous à Amiens, pour parler d’accommodement. Maiscette entrevue n’aboutit à rien, parce que le Duc de Bourgogne as-sisté de trois Docteurs de Sorbonne, entre lesquels étoit Jean PetitsNormand de Nation,Professeur en Théologie,hommep/ar libre à par-ler qu élégant en son discours , comme le dit le Moine de St. Denys (f)soutint hautement, qu’il avoit fait une très-bonne action en faisantassiissincr le Duc d’Orleans, & que bien loin d’en vouloir demanderpardon au Roi, il faisoit état de se rendre au premier jour à Parispour se justifier publiquement. En effet, quoi que le Roi lui eût faitdéfendre l’entrée de son Royaume, il ne laisiâ pas de revenir à Parisbien escorté dès le commencement de Tannée suivante. Les P ari-siens le reçurent à bras ouverts, espérant d’être délivrez par sonmoyen des impôts excessifs dont ils prétendoient que le Duc d’Orleansles avoit accablez. XIX.

(t)MmJîrel.jjtp.p. 38.

(f) Tarn. II.p. 63t.

în. 1408.