DE CONSTANCE. Lxv. III. z 77
pos, la dénonciation calomnieuse de Jean Gerson contre le Duc deBourgogne. Enfin à l’égard de la Proposition générale qui portequ'il efi fer mi s & même louable & méritoire à toute personne de tuer deson autorité particulière un tyran , & qu'on peut employer pour cet effettoute sorte de voyes , jusqu'aux trahisons & aux flateries , pour le fairetomber dans les embûches qu'on lui a préparées , nonobstant tous les ser-mens , êst toutes les alliances qu'on auroit pu faire avec lui, l’Evêquedéclara qu’il ne s’opposoir pas à la condamnation qu’on en avoit de-mandée, pourvû qu’elle fut expliquée 8c éclaircie par un Décret duConcile. Le Procureur de l’Abbaïe de Cluni, Collègue d’Ambassa-de de l’Evêque d 'Arras, présenta aussi dans cette occasion un Mé-moire qui paroissoit plus équitable 8c plus modéré que celui de cetEvêque. Car il demandoit seulement qu’on examinât la Sentencede l’Evêque de Paris, pour la déclarer nulle en ce qu’elle contien-droit de défectueux; Qu’on examinât pareillement les huit Proposi-tions que Jean Petit avoit appellées Ferliez, dans son Plaidoyer,.avecles neuf Assertions que Gerson prétendoit en avoir tirées, asin depouvoir juger, si les huit Propositions de Jean Petit étoient soute-nables ou non, 6c si les Assertions de Gerson en avoient été tirées pardes conséquences légitimes ; Que Gerson Sc ses adhérens eussent la.liberté de porter au Concile telles Propositions qu’ils voudroient furcette affaire; Que les mêmes Commissures penseraient aux moyensde faire satisfaction au Duc de Bourgogne, & à la Mémoire de JeanPetit de l’affront qui leur avoit été fait par cette dénonciation; & quemoyennant cela, on chercherait aussi des expediens, pour sauverl’honneur des Dénonciateurs. On lût ensuite les sentimens des Abbezde Ciairvaux 6c de Cisteaux, qui étoient aussi Envoyez du Duc deBourgogne. Ils concluoient l’un 8c l’autre, à annuller la Sentencede l’Evêque de Paris, fans intéresser la personne du Juge; à condam-ner la Proposition générale ci-dessus mentionnée, avec ce tempéra-ment, que par cette condamnation on ne prétendoit porter aucunpréjudice ni aux vivants ni aux morts; qu’il ne seroit pas permis del’attribuer à qui que ce soit, à moins qu’il ne fût juridiquement con-vaincu de savoir avancée, ni d’àccuser d’Hérésie, ceux qui par lepassé auraient pu défendre les Propositions de Jean-Petit , qui dé-voient être laissées dans leur probabilité; enfin à défendre à l’ave-nir d’enscigner lesdites Propositions, pour éviter les séditions 8c les-scandales qui pourraient naître à leur occasion- A la réservé dela récusation du Cardinal de Cambrai, qui se trouve aussi dans lesManuscrits d’Allemagne, je n’y trouve point les autres particula-ritez que je viens-de rapporter, ni dans les Continuateurs de Ba-ronius , m chez Richer, Maimbourg , 8c Mr. Dupin qui n’en avoient
poinc
( 3 ) Cìim saper materìa princìpalì radias apparaît accufator, me à.nunûattr t nec /#-Jinunio: clamoja. Gerson. p. 358. Bzov.ad an. 14x5. p.416,.