zFr. HISTOIRE DU CONCILE
,, Serment, je ne veux abjurer aucun des Articles qui ont été pro-,, duits contre moi par de faux témoins, ne les ayant ni prêchez ni,, soutenus tels qu’on me les impute, comme Dieu m’en est témoin.,, A l’égard des Articles qu’on a extraits de mes Livres, je déclare*,, que s’il y en a quelqu’un qui ait quelque sens faux, je le déteste,,, mais je n’en veux abjurer aucun, craignant de pécher contre la,, Vérité ôc contre les ièntimens des Saints Docteurs. Et s’il étoit,, possible que ma voix put fe faire entendre à tout le monde aussi,, clairement que tout mensonge, & tous mes péchez seront décou-„ verts au dernier jour, je revoquerois de bon cœur devant tout l’U-„ nivers, toute fausseté, ou toute erreur que j’aye jamais dite ou con-„ çue. C’est ce que je déclare, & que j'écris librement & volon-„ tairement ”. En attendant la derniere décision du fort de JeanHus, il faut voir ce qui sc passa dans la quatorzième Session.
XXXII. Cette Session est mémorable par trois circonstancesparticulières. L’une, que l’Empereur présida au commencement defaction. Grégoire XII. ne reconnoissant pas l’autorité d’un Concilev.d.Hard T.iv. assemblé par Jean XXIII. son Concurrent , eut la délicatesse de neE ^ov 's onà ' vouloir céder, ni fous la Présidence de ce Pape, en cas qu’il eût en-cher. Vufìn^ core été au Concile, ni par conséquent sous celle d’aucun des Cardi-Mftimbomg. natix, qui avoient été de son parti, parce que c’eût été le reconnoî-tre, Sc en même tems le Concile. Comme le Concile avoit à cœurl’Union de l’Eglisc ôc que pour cela il vouloit lever tous les obstaclesqui n’écoient pas invincibles, on s’aviíâ de Pexpédient d’y faire prési-der l’Empereur, pour cette fois-là seulement, Sc fans aucune consé-quence pour l’avenir. La seconde circonstance c’est, que le Concile yfut convoqué de nouveau par Grégoire XII (i),parce que,comme onvient de le dire, il ne reconnoissoit pas pour Concile Général, l’Asssemblée qui s’étoít tenue jufqu’alors. Cette nouvelle convocation deGrégoire XII , est un fait incontestable par les Actes, Sc c’est en vainVoyez nicher, que quelques-uns des Théologiens de l’Eglise Gallicane ont tâchéMaimbourg , j a f a ; re p a {f er p 0ur une st M pie confirmation du Concile. On crutque pour le bien de la paix il ne falloit pas refuser à la vanité de Gré-goire , une satisfaction qui ne paroissoit d’abord d’aucune conséquencepar rapport à l’autorité du Concile, mais qui pourtant en a eu defort grandes dans la fuite. La troisième circonstance c’est, qu’on nedoit pas regarder le commencement de cette Action , comme le com-mencement de la Session quatorzième. Cette affaire avoit été concer-tée avec beaucoup de prudence, de part Sc d’autre. D’un côté l’O-bédience de Grégoire ne prétendoit pas que tout ce qui s’étoit faitjusqu’à la nouvelle convocation inclusivement, passât pour délibéra-tion du Concile, Sc de l’autre les Cardinaux des deux Obédiences ne
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(r) Sa Balle à cî sujet est daté: du 13. de Mars 1415, c’est-à-dire, avant ré-vision de Jean JtXUI.
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4. Juillet.