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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. III.

j, comme le disent les Canonistes, qu’il est le Chef de toute la Sain*„ te Eglise, laquelle il administre parfaitement bien, qu’il est le„ cœur de l’Eglise, 8c qu’il la vivifie spirituellement, qu’il est la„ Fontaine duquel sortent toutes vertus, Sc toutes bouter, que c’est„ le Soleil de l’Eglise, 8c un Réfuge très-assuré, attquel tout Chré-,, tien doit avoir recours. Cependant voila cette Tête coupée, (gla-„ dio amputai um) ce Dieu en Terre est lié, ses crimes ont été ren*„ dus publics, cette Fontaine est iechée,ce cœur a été arraché. Le„ Concile,entr’autres péchez, l’a condamné fur ce qu’il vendoit les„ Indulgences, les Evêchez 8c autres choses semblables, mais à cet„ égard ils l’ont condamné pour un crime, dont ils font eux-mêmes„ complices, puisque plusieurs achettent ces choses du Pape pourles revendre ensuite aux autres. L’Evêque de Litomijsel qui est au,, Concile, a voulu achetter deux fois PArchevêché de Prague,maïs„ il arété prévenu par un autre. Pourquoi donc lancer l’anatbême„ contre le vendeur, 8c laisser les achetteurs impunis ? Ils exer-„ cent même ce negoce à Constance,où l’on volt l’un vendre, l’au-„ tre acheter un Bénéfice. Je voudrois bien que Dieu eût dit dans,, ce Concile, Que celui d’entre vous qui est fans péché,prononce,la„ Sentence contre le Pape. Je ne doute pas qu’ils ne fussent tous-,, sortis l’un après Pautre ”. Dans l’autre Lettre, il reproche auConcile d’avoir condamné plusieurs Livres qu’il n’avoit point lûsyparce qu’ils étoient écrits en Bohémien, qui ne pouvoit être entenduque de fort peu de gens à Constance, 8c peut-être du seul Evêquede Litomijsel. Je ne trouve pas cette plainte fort solide. II y avoirà Constance plusieurs Députez du Clergé de Boheme, outre l’Evê-que de Litomijsel, comme Paletz, Cau/is &c. Les Polonois enten-doient apparemment le Bohémien, qui est une Dialecte de la Lan-gue Ffclavonne. D’ailleurs la plupart des Docteurs Allemands quiétoient au Concile, avoient fuis doute étudié à Prague, puis qu’iln’y avoir que cinq ou six ans, que les Allemands avoient quitté cetteAcadémie. On pouvoit encore esperer, qu’un Confesseur auroít plus-de pouvoir fur l’esprit de Jean Hus. II en avoir demandé un, 8c ilavoir même souhaité que ce fût Paletz , parce que c’étoit son plusgrand ennemi, pour marquer d’un coté qu’il étoit disposé à lui par-donner, 8c de Pautre qu’il n’avoit rien à confesser, qu’il ne Moulûtbien qui fût sû de tout le monde. Mais comme il en Lissoir lechoix à ses Juges, on lui envoya, un Moine à qui Jean Hus rend cetémoignage. Il m'a entendu avec beaucoup de douceur (f d'honnêteté ,il m'a absous , il m'a conseillé la même chose que les autres , mais il nem'a rien prescrit. Enfin le premier de Juillet il reçut encore une Dé-puration solennelle, où il y avoir deux Cardinaux & d’autres Prélats,pour Pengager à se dédire. Mais ils n’en tirèrent que cet Ecrit qu’illeur laissa de fa propre main, 8c qui fut lû en public le jour de facondamnation. „ Craignant d’offenscr Dieu, 8c de faire un faux

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Ep. XXXI.

i .Juillet.V.d.Har.T.lKA 345-

Os Hus.T.l.EfiXXYIl.p. 6é.

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