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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. ITT.

qu’on ne doit point tolerer une maxime qui autorise les Chrétiens, à 141 $'.tuer Sc à voler impunément, fur quoi il allègue ce passage de T&o-mas d'Aquin. Quoique les Infidèles ne doivent pas être constituez Sei-gneurs ou Prélats fur les Fidèles y parce que là Foi fierait en danger &c ...cependant on ne doit pas leur ôter le Domaine qu'ils avoient auparavantfur les Fidèles. Car VInfidélité ne répugné point à F Empire ou la Do-mination , pane que la Domination est fondée fur le Droit des Gens , &par conséquent sur le Droit humain , au lieu que la distinction entre lesFidèles est de Droit Divin. Or le Droit divin qui vient de la Grâcem détruit point le Droit humain qui est f ondé fur la Raison naturelle (a), (a) Secundo ft-Comme on pouvoic encore objecter à Voladimir la conquête de la cundí x -Terre sainte, il prétend que l’Empereur l’ayant conquise dans uneGuerre juste, le Pape ou tout autre autorisé à cela, peut la reconqué-rir au nom de l’Eglise Romaine, à qui elle appartient, parce qu’onne doit pas souffrir que Mahomet soit servi, dans un lieu où J. C. aété adoré. Mais que toute autre conquête faite sous prétexte de lapropagation de la Foi, St fans aucun légitime sujet, est injuste, Scque c’est une Hérésie de tenir le contraire. D’où il conclut que lesLettres données par les Papes St par les Empereurs sous ce prétextesont nulles, parce qu’elles renferment une Hérésie. Comme les Che-valiers avoient accoutumé de produire là-dessus en leur faveur uneBulle du Pape Clement (b), Voladimir fait voir plusieurs nullitez dans ces (b)Jenesai îc-Lettres, fans compter les raisons qu’il tire du Droit des Gens, St de 1 "^ c’est.la Loi Divine.

A l’égard des Princes temporels, il dit que leur domination a troisfondemens, savoir la volonté de Dieu révélée , le consentementdes Peuples, St la violence ou la tyrannie. Que la jurisdiction del’Empereur sur les Infidèles qui ne sont pas ses Sujets, étant destituéedes deux premiers fondemens , elle doit être regardée comme nulle,

St que par conséquent il n’a pas droit de permettre à personne des’emparer de leurs terres, fans'des causes légitimes, par la régie que»personne ne peut donner ce qu’il n’a pas. 11 conclut de là que les.Chevaliers sont absolument obligez à restituer tout ce qu'ils ontpris, sous prétexte des Bulles des Papes,ou des Concessions des Em-pereurs. 11 traite de superstition, d’impieté, d’hypocrisie, Sc d’uneprofanation manifeste du Sabbath, le choix que ces Chevaliers fai-soient des fêtes de la Vierge, pour aller commettre ces brigandages Scces massacres. C’est là en gros la piece de Paul Voladimir , qui, parparenthèse, meriteroit bien de trouver place entre les Auteurs Ecclé-siastiques. Elle fut lûe dans cette Assemblée des Nations,on y agita la v. d. Bard.matière, mais on n’y termina rien, Sc même elle ne fut pas proposée, T. iv.ptfZ,dans la Session suivante.

Com-

(2) Neva viro a t qu t ìnauàìta est Pndicatìo qua veriirìbus exìgit fidem, Dccret.

Dijl. 45. ex Gregor. 1 .