DE CONSTANCE. Lrv. III. 401
17. Une ligne Mathématique continue est composée de deux , de trois ,de quatre points immédiats, ou feulement de points simplement finis :
/s tems présent, paffé (st avenir est composé de momens ou d'ìnftansimmédiats. Item , *7 n'est pas pojstble que le tems (st la ligne , s'ils exis-tent, soient composez de cette maniéré. Comme cet Article est très-obfcur, je le mettrai en Latin à la marge, pour exercer les cu-rieux (z).
1 8. Dieu est chaque homme ,
Dieu est chaque créature, tous les Etres font partout, par ce• que Dieu est tous les Etres.
zp. Tout ce qui arrive, arrive par une nécessité absolue.
30. Il faut de toute nécessité qu'un enfant réprouvé vive long-temsaprès son baptême, & qu'il pèche contre le St. Esprit, afin de méritersa condamnation éternelle. Et ainsi aucun feu ne le peut brûler pendantce tems ou cet infiant-là, (Sc ita nullus ignis potest ipfum comburerepro hoc tempore vel instanti). Un réprouvé ne peut avoir une vraierepentance, c'est-à-dire, qu'il ne peut effacer par la contrition le péchéde l'impenitence.
Entre ces Propositions il y en a íâns doute de bien étranges Sc debien téméraires : quelques-unes même ont un air de blasphème Scd’impieté,tout à fait scandaleux, à les considérer détachées -, commepar exemple, celles-ci qui regardent la Divinité $ Dieu ne peut rienanéantir. II faut pourtant remarquer que Wiclef ne nioít pas, queDieu ne pût anéantir les Créatures, s'il vouloit, Sc qu’il ne foûtenoitl’impossibilité de l’anéantislement,que parce qu’il n’avoit aucune cer-titude de la volonté de Dieu à cet égard. Dieu ne peut f aire le Mon-de plus grand ou plus petit ; II a créé m certain nombre d'âmes au delàduquel il m peut aller. Wiclef ne prétendoit pourtant pas borner parlà la Toute-puissimce de Dieu, puisqu’il foûtenoit que Dieu a créétout ce qu’il est possible de créer, Sc que tout ce qu’il a fait, il l’afait aussi-bien qu’il pouvoit l’être. Ce qui est une fuite de la nécessi-té absolue, Sc inévitable qu’il admettoit en toutes choses. Dieu esttoute créature ou toute créature est Dieu. Cette Proposition, qui pa-roi t d'abord impie Sc blasphématoire, Sc qui constamment est scan-daleuse, de quelque maniéré qu’on l’explique, est fondée fur ces prin-cipes que foûtenoit Wiclef, qu 'en Dieu tout est Dieu , que les idées detoutes choses font en Dieu de toute éternité, (st qu'ainfi toutes les chosesqui ont été faites dans le tems font éternelles, (st font Dieu même parrapport à leur être intelligible. C’est pour cela que Wiclef qui foutc-noit, qu’en un sens on peut dire que toute créature est Dieu, nioit enmême tems qu’on pût dire, que Dieu est une créature. Guillaume de
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si fint tahter, componantur. II y a à la fin de l'Article;ia premiere partie est une er-reur en Philosophie, Sc la seconde dérogé à la puissance de Dieu. Frima pars esterrer in Phìlofophia , fed ultìma errât circii divinam potentiam.
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