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V d. Bard.T. IV, p. 153.
(a) op.Hus.T. 1.fol, 27 - **
DE CONSTANCE. Liv. III. 40;
été prouvées par des témoins. L’ancien Historien de fa Vie remar-que ici, qu’on ne désignoit les témoins que par des caractères va-gues, ct communs à plusieurs personnes, comme, par exemple,par celui de Curé^ ou de Doïïeur , & jamais par leurs noms propres.
Je ne c roi pourtant pas qu’il y eût là aucune affectation, comme leprétend cet Auteur, puisqu’on en usa de même à l’égard des témoinsde Jean XXIII. Sur l’Article de l’Eucharistie Jean Hus ayant étéaccusé d’avoir soutenu que le pain matériel demeure dans le Sacre-ment après la consécration, il dit tout haut, & maigre qu’on eneût, Je nie absolument d'avoir jamais cru & enseigné qu" après la corsé- ftmeg*.cration le pain matériel demeure dans le Sacrement de l 1 Eucharistie. Al’égard du Baptême ct de la Cene administrez par un Prêtre en pé-ché mortel, il déclara qu’un pareil ministère étoit honteux & désa-gréable à Dieu , parce que dans cet état un Prêtre est un ind gneMinistre des choses sacrées. Comme on lui imputoit,sur le témoigna-ge de quelque Docteur, d’avoir dit, qu 'il deviendrait la quatrième per-sonne de la 'trinité(s), il demanda qu’on lui nommât le Docteur, &protesta contre cette accusation, comme contre une insigne calom-nie, faisant en même tems une Confession de Foi très-Orthodoxe surle sujet de la Trinité. Cependant l’Evêque qui avoit lu l’accusationlui refusa formellement de lui nommer ce Docteur. On lui objectaencore son appel à J. C., mais il le soutint, & il le renouvella,com-me un appel très-juste & très-legitime, fondé fur l’exemple de J. C.lui-même, qui avoit remis fa cause au jugement de Dieu. Voyez ,s’écria-t-il, les ma ns levées vers le Ciel, 0 mon doux Jésus commentvotre Concile condamne comme une erreur ce que vous avez prescrit &pratiqués lorsqu'étant opprimé par vos ennemis vous avez remis votrecause entre les mains de Dieu votre Père le très-juste Juge , nous laisj'antcet exemple asm que nous ayons recours au jugement de Dieu quand noussommes opprimez. Oui , continua-t-il, se tournant vers l’Assemblée,j'ai soutenu , & je soutiens encore , qu’on ne sauroit appeller plus sûre-ment qu'à J. C. , parce qu'il ne sauroit êtpe ni corrompu par des pré-sens , ni trompé par de faux témoins , ni surpris par aucun arti-fice (b). Et fur ce qu’on l’accuíoit d’avoir méprisé l’Excommunica- ^tion du Pape,d’avoir prêché & dit la Messie depuis cette Excommuní- xxvution s „ Je ne l’ai pas, dit-il, méprisée, mais sten ai appehé dans„ mes Sermons, ct comme je ne la croyois pas légitime, j’ai cotni- M-IW„ nué les fonctions de mon Sacerdoce. Ne pouvant me prescnter„ moi-même devant le Pape, par les raisons que j’cn ai dites ailleurs,
„ j’envoyai mes Procureurs à Rome, où ils surent mis en prison,
„ chassez, & maltraitez en plusieurs maniérés. G’est ce qui m’a por-„ té à venir à ce Concile de mon bon gré, sons la foi publique de„ l’Empereur qui est ici présent ". En prononçant ces dernieres pa-roles il regarda fixement Sigismond , qui ne pût s’empêcher de rou-gir , à ce que rapporte l’ancien Auteur de la Vie de Jean Hus .
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Op Bus. T,l'ol. 346 .
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